Avez-vous lu hier mon article sur le nouvel an chinois à Hong Kong ? Cet article eût été bien trop long à lire en une seule fois, j’ai donc décidé de le diviser en deux parties et voici aujourd’hui la suite de ce récit de mon voyage à Hong Kong. Le nouvel an chinois à Hong Kong c’est donc aussi :
J’y étais l’année dernière et j’ai pourtant le sentiment que c’était hier : fêter le nouvel an chinois à Hong Kong est une expérience unique, à vivre absolument si vous résidez dans cette zone géographique ou si vous cherchez un voyage original, culturel et totalement dépaysant à faire en début d’année. Quand on ne sait rien du nouvel an chinois, on sourit. Quand on le vit en Chine, et notamment à Hong Kong où les célébrations sont nombreuses et spectaculaires, on bascule dans un autre univers : l’autre culture.
Après 15 jours et une douzaine de récits sur le Canada (Nouveau-Brunswick, Montréal et Toronto), après la psychose créée autour du passage de l’ouragan Irène sur les Bahamas (les Bahaméens vont bien et les îles reprendront leur visage normal dans quelques jours), je vous propose une escale en Asie et plus particulièrement en Chine, l’une de mes destinations préférées.
Nous voici déjà au 1er juillet et dans l’esprit des Français juillet rime avec « vacances » et « feu d’artifice » ! Enfin c’est le cas pour moi en ce qui concerne le feu d’artifice, et de là à généraliser… Malgré tout où serez-vous le 14 juillet et verrez-vous notre feu d’artifice national ? Je me suis posé la question de savoir si de nos jours les feux d’artifice exercent toujours le même attrait qu’il y a 20 ou 30 ans. Ils ont pourtant été créés pour la toute première fois en Chine au VIIème siècle… pour effrayer les mauvais esprits !
Stop ! Je rassure tout le monde, je n’ai aucune envie de vous quitter de sitôt. Mais j’ai listé ce que j’aimerais voir dans le monde avant de mourir tandis que je m’ennuyais en attendant mon vol vers les Bahamas en mai dernier, et j’ai tenu cette liste à jour jusqu’à aujourd’hui.
Ce n’est un secret pour personne : la Chine est un creuset inépuisable pour un photographe curieux et une source de surprises constantes pour le visiteur. Lors de mon premier séjour en Chine en novembre 2009 j’ai été soufflée par la diversité des paysages mais aussi par les différentes morphologies selon les ethnies rencontrées au hasard des provinces. Dans le Yunnan par exemple, au Nord-Est du pays, je me suis promenée pendant deux jours dans l’une des villes les plus touristiques de la région : Lijiang.
Je pars pour Hong Kong ! Mais pourquoi Hong Kong, s’étonneront certains. Pour le shopping ? Un peu, puisque je vais me pencher sur les objectifs Canon et j’ai besoin de thé vert… Pour les affaires ? Pas du tout, c’est une période révolue pour moi. Alors que peut-on bien faire à Hong Kong ?… Mille choses ! Et c’est pour cela que je pars : pour vous expliquer, vous raconter, et vous montrer…
Je voyage beaucoup, je visite des sites exceptionnels et pourtant comme vous je vis parfois des déceptions : Lijiang, dont la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, est l’une de celles-ci. En préparant mon voyage en Chine je me délectais à l’avance de cette visite dans une ville ancienne offrant une architecture rassemblant divers groupes ethniques dans un paysage exceptionnel. J’avais cherché des photos sur Internet, j’avais glané quelques infos dans le Lonely Planet. Je voulais voir Lijiang, absolument. Je voulais prendre cette photo des toits des vieilles maisons Naxi de Lijiang. Et j’ai organisé mon voyage pour que cette étape soit possible.
Tibet ou Chine, Chine ou Tibet. Question politique, sujet religieux. C’est une ambiance avant tout, et des paysages à couper le souffle. L’une de mes plus belles émotions de voyage en 2009, l’une des plus belles tout court. En approchant de la région de Shangri-La au pied des premiers plateaux tibétains à l’extrêmité Ouest du Yunnan je savais que je n’étais pas tout à fait au Tibet mythique, celui que tout voyageur au long court rêve un jour d’aborder. Mais je poussais la porte du doigt…
Longji, Longsheng,… Quand vous souhaiterez venir dans la région sans doute vous demanderez-vous comment s’appelle le village qu’il faut visiter. En réalité Longsheng est la base de départ de cette région de rizières, et comme partout en Chine vous trouverez une orthographe des noms plutôt fantaisiste. Les terrasses de Longji, dans le comté de Longsheng, sont situées à 80 km au nord-ouest de Guilin et elles sont cultivées depuis la dynastie Ming par les Yao et les Zhuang. Depuis des siècles les villageois entretiennent et cultivent ces rizières selon des méthodes traditionnelles dont les machines sont exclues. La taille exceptionnelle, le paysage de ces rizières en terrasses, et le mode de vie des villageois font des rizières en terrasses de Longji un site unique en Asie et dans le monde.
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