Les ressources du Cap-Vert sont limitées en terme de gastronomie puisque les importations sont coûteuses et les produits locaux sont répartis entre les îles de l’archipel ; certaines îles sont quasiment désertiques avec un climat très sec et à peine quelques jours de pluie par an, ne favorisant pas l’agriculture. Sur l’île de Sal vous profiterez de l’excellence du poisson fraîchement pêché du matin, goûtez au carpaccio d’espadon, aux filets grillés (ci-dessus) et au tartare de thon. Le fromage de chèvre servi en tranches fines accompagnées d’une douce confiture de papaye est un dessert local.

Mais testez donc la recette du plat national, la cachupa :

Ingrédients pour 8 personnes
750 g. de maïs sec gutchido
500 g. de haricots blancs
250 g. de viande de porc salé
1 poulet coupé en morceaux
125 g. de lard coupé en petits morceaux
125 g. de livre de saucisse
huile d’olive, sel et poivre
1 poivron rouge
1 poivron vert
1 poivron jaune
1 chou
1 patate douce
1 banane verte
6 tomates
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
3 pommes de terre
3 carottes
2 oignons et de l’ail
3 à 4 piments forts (malageta de préférence)
2 racines de manioc de taille moyenne.
Préparation du plat
- La veille faites tremper le maïs et les haricots dans une marmite d’eau pour douze heures afin de réduire le temps de cuisson.
- Faites mariner la viande dans un mélange d’ail, de sel et d’autres épices selon votre goût. Laissez quelques heures au réfrigérateur (si vous utilisez du porc séché ne faites pas mariner : il faut rincer la viande et l’ajouter à la cachupa en même temps que le reste de la viande).
- Remplir d’eau une grande marmite jusqu’à la moitié de sa hauteur. Ajoutez le maïs, le concentré de tomates et 2 gousses d’ail écrasées. Portez le tout à ébullition. Ajoutez un peu d’huile végétale et des piments malagetas, selon le goût. Le maïs doit bouillir deux heures ou jusqu’à ce qu’il soit mou.
- Ajoutez régulièrement de l’eau dans la marmite afin que le maïs soit toujours recouvert.
- Lorsque le maïs est à la bonne cuisson, ajoutez les haricots secs. Laissez mijoter quelques instants puis ajoutez le manioc.
Faites revenir la viande de porc dans de l’huile d’olive, le poulet, le lard, les saucisses, les poivrons, les oignons, les tomates, le concentré de tomates, l’ail, puis ajouter le maïs. Après une demi-heure d’ébullition, ajoutez le chou, les haricots et les pommes de terre, la patate douce, les carottes, la banane. Laissez encore mijoter à petit feu jusqu’à ce que le tout soit bien cuit.
Servez bien chaud !

Avec l’aimable autorisation de l’hôtel Morabeza





Rédactrice, auteur et photographe, Marie-Ange Ostré publie chaque semaine le récit et les photos de ses voyages en direct ou en léger différé. Paysages, rencontres, plongée sous-marine, cuisine, culture, bons plans,... Tous les voyages, à l'écoute des cinq sens !








came donne faim et envi de la mange
Et je vais écrire très bientôt quelques recettes seychelloises !…
Je suis capverdien,au sujet du plat « cachupa » j’aimerai bien connaître l’origine de la personne qui a mis la recette en ligne, je voudrai simplement dire que il ou elle se trompe complètement de la conception d’une vrai cachupa puisque la vrai ne se compose pas de tels ingrédients Que je sache dans le temps le « cachupa » était considère un plat de tout le monde et on mettait comme principaux ingrédients le mais deux a trois différents types haricots un peu de viande de porc salé, aussi du thon ou maquereau mettre a la fin de la cuisson une fois que on a fait revenir l’oignon dans un peu l’huile avec de la tomate et coriandre. C’est ça la vrai « catchupa! Merci
Par contre la catchupa si désignée dans la photo ne ressemble pas a la notre c’est plutôt une catchupa a la façon des riches qui sort carrément du cadre de notre vrai tradition
Bonjour Rodrigues, et bienvenue sur les pages d’Un Monde Ailleurs…
Comme je le signale à la fin de mon article, cette recette m’a été confiée (et je l’ai photographiée) par le chef de cuisine de l’hôtel Morabeza situé au Sud de l’île de Sal, au Cap-Vert lorsque j’y ai séjourné il y a quelques années. Tout comme la paella espagnole qui possède différentes variantes ou la choucroute française qui connaît quelques errances géographiques, la cachupa fait partie de ces plats nationaux qui sont « réadaptés » en fonction des régions et du budget de chacun.
Et je vous remercie d’avoir pris le temps d’apporter cette précieuse contribution qui permet à mes lecteurs d’en savoir davantage sur ce délicieux plat d’un archipel que nous connaissons bien mal…