Plongée sur Fish Head, Maldives

Plongée Fish Head, Ari atoll, MaldivesFish Head, réputé pour être l’un des 10 meilleurs sites de plongée au monde. Je me méfie toujours un peu des classements qui sont souvent très subjectifs, mais une telle appellation ne peut être totalement surfaite. Et quand j’en ai parlé autour de moi la veille au soir, tous avaient la même expression ébahie sur le visage : « ah oui, Fish Head, vous verrez !… ». Il fallait donc que je plonge là, sur cet atoll effondré dont le thila (récif en maldivien) tombe à 40 ou 50 mètres de profondeur, offrant profusion de faune sous-marine avec des paysages variés. J’embarque à 09:00 sur le bateau original et confortable du TGI Diving géré par Alexis Vincent, et Santana, mon divemaster, me présente le brief de la plongée : possibilité de courant, possibilité de requins gris, raies, barracudas,… Mon imagination s’emballe déjà.

Requin gris aux Maldives

Santana, dive master du TGI Diving, Halaveli Resort MaldivesIl faut 45 minutes au bateau de bois maldivien pour se rendre tranquillement sur le site. Oubliant pour un temps la beauté de la traversée au milieu des îlots, je m’allonge sur un banc et m’offre une grasse matinée. Trois minutes plus tard (ah non, quarante !), Santana me propose d’enfiler combinaison et palmes, nous voici arrivés. Avec le soutien attentif des membres de l’équipage aux petits soins, je suis prête en deux minutes, on me tend mon masque dont les vitres ont été dûment frottées avec une goutte de shampooing pour bébé (ça ne pique pas les yeux on vous dit !) puis rincé avant que j’aie eu le temps de m’en occuper, gilet prêt à enfiler, bouteille ouverte. J’ai l’impression d’être un bébé moi-même, mais ce n’est pas si désagréable de n’avoir à faire que des vérifications sur votre équipement. 

Le bateau est amené pile au-dessus du site avec les indications données par Santana au skipper, puis Arie (la monitrice japonaise) et son élève apprenti PADI sautent à l’eau. C’est à notre tour, Santana d’abord, et enfin j’ajuste le masque et je le rejoins avec impatience. 

Dès la mise à l’eau, et malgré l’envolée de bulles habituelles, je perçois une agitation autour de moi. En remontant en surface pour faire signe à Santana que tout va bien, je glisse de nouveau la tête sous l’eau et je souris intérieurement : ah, ça grouille là-dessous !…

Echange de signes, immersion, descente dans le bleu. 

Deuxième impression : visibilité médiocre, nous sommes encore en surface et je vois difficilement l’ombre d’une tache dix mètres plus bas qui doit correspondre au thila dont m’a parlé Santana, récif que nous explorerons en fin de plongée pour anticiper le palier. Tant pis, il faudra faire avec. C’est ainsi aux Maldives, la visibilité est assez imprévisible d’un jour à l’autre et parfois même d’une demie journée à l’autre. C’est toute l’expérience des dive masters locaux qui fait la différence, ils savent sur quels sites il faut aller l’après-midi lorsque la visibilité du matin n’a pas été satisfaisante. Mais on voulait me faire connaître Fish Head, et je me contenterai sans mal de cette visibilité : l’eau n’est pas « cristal clear », mais largement suffisante pour voir les centaines de poissons qui évoluent autour de moi comme autant de poissons rouges dans un aquarium trop étroit !

Je viens de sauter dans un banc de poissons chirurgiens bleus de toutes tailles mêlé à un banc de nasons bruns. Ils sont si nombreux, à me frôler et à filer à quelques centimètres de mon masque, que j’ai presque envie de leur dire « excusez-moi » comme je le ferai dans une foule dense à se bousculer ! Tandis que j’entreprends la manoeuvre de Valsava pour faire passer les oreilles, Santana se retourne vers moi et me montre le récif plus bas. Descendons…

De fait, Fish Head est un site intéressant puisqu’il offre des paysages convenant à tous types de plongeurs : le récif qui compose le plateau est un champs d’exploration pour débutants, dans moins de 12 mètres. J’aperçois rapidement un tapis d’anémones de mer avec sa kyrielle de poissons clowns défendant leur territoire, des coraux durs qui se battent contre les éponges encroûtantes, et toute la faune récifale qui foisonne en éclats de couleurs vives. Nous terminerons notre plongée ici. Mais pour l’instant, sous le nez d’un poisson ange empereur, Santana m’entraîne plus bas, le long du tombant. 

Corail des Maldives

Et je regrette tout de suite de n’avoir pas d’ardoise sous la main, il faut que je m’équipe de ce petit accessoire pour mon prochain séjour plongée : je suis ici dans un autre monde, un univers où cohabitent toutes les espèces que vous admirez dans les livres spécialisés, des poissons qui se coursent, chassent, défendent, une faune indisciplinée qui n’a que faire de votre irruption dans leur espace privilégié. Et je me sens toute petite… Qui suis-je avec ma combinaison et mes bulles pour troubler un tel ballet fou dans lequel je me faufile en tournant la tête compulsivement à droite, à gauche, à droite, à gauche,… Il y a tant à voir, tant à observer !

Mais je n’observe pas, pour l’instant, je ne fais que voir, et tenter de compter :

  • oh, sept énormes carangues bleues, je n’en avais jamais vu de si grosses !
  • oops… pardonnez-moi poissons de verre, mais comment ai-je pu ne pas vous voir alors que vous êtes si gros que je doute même qu’il s’agisse de poissons de verre !
  • ah, un splendide poisson ange à masque bleu, c’est le premier que je croise sous l’eau et pourtant je l’ai cherché celui-là ! (et je vais en voir trois autres sur cette plongée mais je ne le sais pas encore, si gros que je commence à douter des vitres de mon masque : ai-je emprunté une loupe grossissante ?!),
  • aïe, un banc de chirurgiens encore avec leurs queues effilées, d’un bleu d’acier luisant comme des scalpels… Mais ce n’est plus un banc, c’est un millier ! Non, pardon, un million !!!… Incroyable, j’erre dans un nuage désordonné de chirurgiens fous qui s’approchent jusqu’à heurter mon masque !!!

Nous descendons le long de la paroi qui file parfois jusqu’à – 50 mètres. Ici aux Maldives les plongées sont limitées à trente mètres, je le sais et nous respecterons. Et pendant que nous descendons Santana me montre deux murènes javanaises (une mère et sa fille ? elles sont de tailles nettement différentes). Plus loin c’est un arothron tacheté qui se cache sous une roche pour terminer sa nuit. Et je regarde au large, vers le bleu un peu laiteux qui dissimule les profondeurs, je cherche les requins gris…

Crevette dans son anémone

Mais je ne vois… qu’un groupe de trois thons qui viennent sur nous, pique, pointe, et survolent à moins d’un mètre au-dessus de nos têtes ! Robe d’argent et arrière-train dentelé, ils sont reconnaissables entre mille, et je les suis du regard un moment puisqu’ils chassent à l’envie dans ces nuages de fusiliers colorés à peine troublés par l’irruption de ces missiles.

Et en parlant de missiles, voici un barracuda ! Un grand, long de plus d’1,20 m ! Oeil rond inquisiteur, tacheté sur les flancs, il passe non loin et nous observe calmement. Je pense à ce banc de juvéniles énorme que j’ai vu en Mer Rouge : s’ils deviennent tous d’une telle taille, les pêcheurs ont de l’avenir !

Gorgones des MaldivesNous descendons toujours le long de la paroi et je sors ma petite lampe Cressi pour retrouver les couleurs, nous sommes déjà à – 22 mètres et j’admire les parme, magenta, citron qui se dévoilent sous nos yeux. Des gorgones filtrant le courant font leur apparition et nous fouillons les petites grottes sous la roche : poissons soldats au garde à vous, mérous en phase de nettoyage dentaire par les petits labres en plein labeur, ces grottes sont des hôtels pour backpackers en escale…

Santana déniche un nudibranche inconnu, ruban étrange d’une dizaine de centimètres de long, à franges chevelues ! De couleur crème, indéterminée, même sous les feux de ma lampe…

Plus loin c’est une petite murène tachetée qui se cache à notre arrivée, puis de petites antennaires, rascasses discrètes et timides scotchées sur les roches. Mais mon oeil ne quitte pas le large et je cherche, je guette…

D’énormes capitaines sont là, plus bas, en attente. Je comprends très vite qu’ils sont en attente de nettoyage. D’ailleurs, le site tout entier n’est qu’une station de nettoyage : du plus gros au plus petit, tous les poissons se font faire une petite toilette : une vieille rouge à points bleus ne bouge plus, gueule béante, bouche proactile exorbitée, et un couple de mini labres bleu vif danse avec ardeur autour de ses dents, le long de ses lèvres. Je l’observe tranquillement quand… viouf !… deux carangues me passent sous le nez à toute vitesse, si proches que j’aurais pu les embrasser ! Enormes, elles m’ont fait presque peur !

Nous continuons notre promenade, à l’aide d’un courant paisible qui nous porte sans avoir à fournir le moindre effort. 

Nudibranches, phyllidae, poissons anges, nuées de poissons chirurgiens obsédants, gros mérous de toutes espèces, c’est une telle profusion que je ne note même plus mentalement. Comment faire pour se souvenir de tout ? Je sais déjà qu’il faudra que je me jette sur l’ordinateur pour retranscrire toute cette abondance avant qu’elle ne s’estompe avec les prochaines plongées. Mais soudain, alors que je suis tranquillement Santana deux mètres devant moi, je vois un énorme truc là, six mètres plus bas. Je tente d’appeler Santana, mais mon gargouillis absurde ne l’atteint pas : tant pis, je décide d’aller voir seule et je le rejoindrai très vite !

Prenant quelque précaution, je m’éloigne en douceur du tombant et contourne loin l’animal pour descendre à sa hauteur et déterminer de quelle espèce il s’agit : un mérou. Mais un mérou E-NOR-ME ! De l’un de ceux qu’on voyait sur la Pointe Au Sel, sur l’île de La Réunion. De ceux qu’on appelle aussi parfois des loches. Celui-ci doit être si lourd qu’il est en suspension à quelques trente centimètres du sable, et une dizaine de labres s’activent autour de sa bouche, dans ses ouies, sur sa robe crème striée de brun. Il doit avoir une dizaine d’années vu sa taille. Mais d’où je sors cette approximation alors que je n’ai aucune expérience en biologie sous-marine ?!… Je souris presque quand je vois du coin de l’oeil Santana se retourner une dizaine de mètres plus loin. Ne voulant pas bouger, et souhaitant partager malgré tout cette découverte avec lui, je fais discrètement des ronds avec ma lampe pour attirer son attention, et il vient à moi. Lentement, il s’approche jusqu’à distinguer la bête…

Content, il hoche la tête et nous observons de concert un moment l’énorme plat de résistance qui ferait sans doute le bonheur de quelques familles maldiviennes. Puis Santana regarde son ordinateur de plongée, et me fait signe : il faut remonter. Je regarde le mien : ouille, – 32,2 mètres. Nous dépassons la règle des 30 mètres maxi. 

Commence alors notre lente remontée le long de la paroi, explorant les petites grottes, soulevant la jupe bleue de certaines anémones pour y trouver de fragiles crevettes translucides tachetées de blanc vif. Autour de nous le ballet incessant de cette faune grouillante ne cesse un seul instant ; et de nouveau nous croisons thons, barracudas, capitaines respectables et autres mérous imposants. Même les poissons anges sont plus gros qu’ailleurs ici !

Quand Santana se retourne pour me désigner quelque chose, je fais soudain un bond et tend le doigt furieusement derrière lui ! Il se retourne alors et découvre derrière son épaule un E-NOR-ME (oui, je sais : répétition !) napoléon !… 

Interloquée, j’ouvre des yeux plus grands encore : cet engin vert pâle métallisé se fait courser par un gros baliste titan qui a l’air furieux !

Banc de lutjans, MaldivesLe courant me rapproche de Santana, et côte à côte, amusés mais ahuris, nous allons observer pendant quelques minutes la course poursuite de deux poissons aussi déterminés l’un que l’autre à chasser le concurrent : le napoléon qui doit atteindre un bon mètre cinquante de long se fait bouffer la queue par le baliste titan nullement impressionné par la taille de l’adversaire. C’est aussi pour nous la surprise de constater la vitesse de réaction du gros débonnaire : vif comme l’éclair, celui-ci se retourne et course l’intrus pour lui donner des coups de tête dans les flancs. C’est à qui touchera l’autre le premier, le poids ne ralentissant nullement l’agilité et la célérité du plus imposant ! Mais le baliste aura le temps de lui enlever quelques morceaux de voile sur la queue…

Nous sommes déjà à 50 minutes d’immersion, et nous vérifions nos manomètres pour la seconde fois. Il est temps de visiter le plateau du récif avant de remonter vers un palier de convenance. Dans un aéropage d’anthias de feu, de demoiselles violettes et de chromis de toutes les couleurs, nous explorons le corail et les anémones pour admirer nudibranches, étoiles de mer et coquillages. Un gaterin oriental se cache sous un plateau de corail mais ses rayures horizontales reconnaissables entre toutes ont du mal à fournir un camouflage idéal. Des fusiliers néons au ventre rouge se disputent la place avec un banc de lutjans acidulés, mais les poissons cardinaux remettent un peu d’ordre dans cette anarchie.

Après avoir erré encore quelques minutes le nez au sol pour jouer à celui qui montrera quoi à l’autre, Santana hausse les épaules et montre son ordinateur : allez, il est temps de remonter. Les plongées sont limitées à une heure d’immersion, et nous atteignons les 56 minutes. Un peu frustrés tous les deux, nous nous laissons porter par le courant tandis que Santana fait fuser son parachute de palier vers la surface cinq mètres plus haut. De toutes façons il est en réserve et moi je frôle les 70 bars. Nous échangeons sourires et signes sous l’eau, visiblement il a autant apprécié sa plongée que moi, et je le lui confirmerai dès notre arrivée en surface.

De retour au centre de plongée c’est Alexis qui vient aux nouvelles :

- Alors, Fish Head ?…

Je hausse les épaules nonchalemment et je réponds : 

- Oui, bon…

Il est un instant surpris, cherche le regard de son dive master qui rit sous cape. J’éclate de rire et j’admets :

- D’accord, c’est superbe !

Le géant d’origine québecoise est soulagé :

- Réconciliée avec la plongée aux Maldives ?

- Définitivement my dear ! Je reviendrai c’est sûr !

- Avant de partir, on va t’en montrer d’autres…

Nous bavardons quelques minutes sur les conditions de plongée et la visibilité si variable aux Maldives, et Santana regrette l’absence des requins gris qui font la réputation de Fish Head. Moi je ne suis pas déçue, et je le dis. Des requins, j’en ai vu un peu partout dans le monde, je ne suis pas frustrée. Par contre, une telle abondance de faune grouillante, je n’en avais jamais vu auparavant ! Et ce site est réellement intéressant, avec ses paysages qui évoluent entre patates de corail, tombant et plateau récifal qui permet à tous de trouver leur bonheur. Pourquoi se priver ?!… Oui, Fish Head est l’une de mes 5 plongées les plus belles dans le monde.

 

Mais il faut que je vous laisse : cet après-midi je dois plonger sur un autre site. Et je parie que je vais être encore gâtée…

;-)

 

 

Partir en vol direct depuis Paris avec… XL Airways
Mon hôtel aux Maldives Halaveli Resort, groupe Constance
Je plonge aux Maldives avec… TGI Diving Maldives
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Article illustré avec les photos sous-marines d’Hélène Caillaud.

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Je vous en raconte davantage sur cette destination :

29 Commentaires

  1. Marie Ange
    C’est insupportable !!! ;)
    Nous sommes tous au bureau ou ailleurs, dans la tourmente du quotidien, et nous t’imaginons dans ces eaux d’une grande pureté avec la vraie Vie.
    M E R C I ….

  2. Comment peut on voir autant de choses sur un seul site, ça donne vraiment envie, superbe récit.

  3. J’ai de bons souvenirs de Fish Head
    Dans la famille Napoléon, je voudrais le père ;o)
    http://alimata.fr/06-maldives/img/napoleon-plongeur_max.jpg
    Ne te reste plus qu’à faire :
    - Bathala Maaga Kanthila
    - Panetone
    - Maya thila (de nuit)

  4. Yves > c’est justement parce que je pense à vous, coincés au bureau (ou ailleurs) que je me donne comme mission de vous faire rêver un peu. J’ai bien failli ne pas déjeuner ce midi avant ma plongée puisque depuis ce matin la connexion Internet est d’une lenteur identique à celle d’une holothurie lorsqu’elle se déplace : lentement et pas sûrement… Je voulais absolument publier cet article pour votre lundi matin, et j’ai donc abandonné l’idée du petit déjeuner, puis j’ai failli sauter le déjeuner. Heureusement que le personnel ici est aux petits soins, j’ai demandé du pain et du beurre pour ne pas plonger l’estomac vide, et on m’a confectionné une rafraîchissante salade tropicale en moins de cinq minutes. J’adore cet endroit !!!
    :D

    Denis > je pense à toi sous l’eau (et Sylvie ne m’en voudra pas parce qu’elle adorerait aussi !). J’en vois tant sur chaque site, qu’en sortant je file tout droit à la chambre pour noter à toute vitesse mes impressions et les poissons ou coraux que j’ai pu observer. Et au bout de dix minutes je m’aperçois qu’il en manque encore… Je sors tout juste d’une autre plongée que je raconterai, encore superbe ! Et d’une richesse incroyable : 7 requins (entre autres petites choses). En vérité cette île vous plairait à tous les deux, j’en suis certaine !

    Alimata > tu m’avais prévenue pour Fish Head, bravo et merci. Et bonne idée pour la photo du napoléon, cela manque au book de la douce Hélène, je ne pouvais donc pas illustrer mes dires… :-)

    J’ai fait Bathala House Reef il y a deux jours, Bathala Thila tout à l’heure (superbe). Et je ferai donc Maya Thila demain, mais pas de nuit. On me promet néanmoins la même richesse. Pour l’instant je n’ai vu que des sites classés 3* sur une échelle de 3. Je suis plutôt gâtée !
    :-)

    A l’instant présent, je suis un peu ivre de toutes ces petites bêtes, il n’est que 17:35 ici et c’est l’heure du goûter ! ;-)

    Donc chocolat noisettes pour reprendre des forces et petit bain dans la piscine avant de passer au shampooing, je vous retrouve tout à l’heure ou ce soir, si la connexion fonctionne…

    PS : mais où sont passées Hélène C et Flo ???… Mes plongeuses sont parties en vacances sans me le dire ?!… Sans compter tous mes correspondants sur Facebook qui lisent mais ne laissent pas trace ici, ça me simplifierait la vie de ne commenter qu’ici…
    :D

  5. Mille mercis pour cette superbe plongée, Marie-Ange!!!
    :-)

    Pas facile de se souvenir de tout ni de tout énumérer… Quand je remplis mes propres carnets, je ne note plus que les rencontres exceptionnelles. Pour le reste, je mets: « Et tout la faune tropicale habituelle »… :lol:

    Pas évident non plus à raconter, une plongée. Tu nous as bien transposés dans l’ambiance, j’avais l’impression d’y être!!! Ah, il me tarde d’être en juillet et de repartir tremper mes palmes dans des eaux à 30°C aussi…

    En attendant, bon chocolat-noisette !!!
    ;-)

  6. En fait ce n’est pas évident de raconter toutes les plongées, parce que sur le fond elles se ressemblent toutes : du bleu, des poissons, et des poissons. Mais elles ont toutes une ambiance et un contexte différent : courant, visibilité, compagnons, richesse ou non de la faune, rencontres impromptues, etc… Par exemple, cela fait trois jours que je fais de TRES belles plongées, difficile de me répéter. Alors je me concentre surtout sur mes impressions.

    Finalement, je me suis aperçue tout à l’heure que j’écris pendant que plonge !!!… Je me suis surprise à décrire mentalement ce que je voyais, pour l’inscrire dans mes souvenirs et être capable de le redire ici plus tard. Je vois quelque chose, je l’admire, je l’observe, et si cela a retenu mon attention je me dis que ça pourrait intéresser d’autres que moi. Et quand tu plonges pendant une heure, sur un site très riche, il est difficile de se souvenir de tout !

    Tout à l’heure, je suis rentrée très rapidement à ma chambre et je me suis jetée sur mon carnet de notes pour écrire très vite quelques impressions que je ne voulais pas oublier. Puis j’ai profité un peu de la piscine pour me dessaler (avec le chocolat-noisettes), mais même dans la piscine je cherchais mon introduction !…

    Du coup je suis rentrée et je me suis assise devant le Mac. Cette plongée est rédigée aux 3/4, vous l’aurez dès que j’aurai eu le temps d’écrire la conclusion, et de l’illustrer.

    ;-)

    Tu veux que je te dise ?… C’est trop bon de plonger dans une eau à 30°, surtout quand on croise une telle abondance de faune. Je sais déjà que je reviendrai sous peu aux Maldives, j’en suis certaine !

    PS : j’ai repris ce soir cette tuerie au chocolat, sorte de mousse ganache au chocolat pur Caraïbe sur fond biscuité… Un petit scandale que je me suis accordé puisque je n’avais pas eu le temps de prendre de petit déjeuner et à peine celui de déjeuner pour pouvoir publier cet article ce matin !
    (tous les prétextes sont bons…)
    ;-)

  7. Bonsoir !
    Bien, je vois que tu te régales, et, je n’en doutais pas une seconde :D
    Les Maldives ont pour les plongeurs cette faculté de laisser des rêves, des décors, de la vie incroyable que l’on peut y voir…

    Je pense que tu vas te régaler sur Maya Thila, j’ai faite cette plongée le mois dernier. Il est vrai qu’elle est encore plus belle la nuit avec les requins qui chassent dans tes palmes et le faisceau de ta lumière, mais le jour, elle est fort sympa aussi, avec ces thilas un peu plus profond où je me souviens avoir vu un énorme banc de glasfish virevolter près des branches de corail noir, chassés par de belles carangues. Sur le plateau, regarde bien il y a un poisson pierre (au moins) près d’un gros rocher..il avait un oeil énorme lorsque je l’ai vu !

    En tout cas, merci pour ton article, comme d’habitude, il me replonge dans le voyage….

  8. A te lire, je retrouve l’émerveillement et l’étonnement de chacune de mes sorties à Biyadhoo. Le foisonnement et la diversité, les scènes d’une vie aquatique indifférente à notre présence. Et je n’étais qu’à quelques mètres de la plage en snorkelling, je n’ose imaginer combien tout cela doit être démultiplié dans tes plongées.
    Merci pour ces récits !!!

  9. J’arrive les filles !… Je rentre tout juste de cette plongée sur Maya Thila, il est temps de me tremper un peu dans la piscine pour dessaler les cheveux. Et je vous réponds ensuite…
    ;-)

  10. Si si, je suis là :)

    Je me rappelle de ma plongée de nuit sur Maya Thila avec Hugues Vitry, et j’en ai un souvenir assez fou .. Ces requins qui slaloment entre nos palmes, par dizaines … Et puis je me rappelle surtout d’un calamar que je tentais de prendre en photo en pointant ma misérable lampe dessus … le barracuda s’en amusait fort bien, puisqu’il a tenté de chasser le calamar sous les faisceaux de ma lampe, et que le calamar a failli y rester par ma faute …

    Ton récit me rend bien nostalgique de ces magnifiques plongées, et tu les retranscris particulièrement bien … je dirais … comme à ton habitude ;)

  11. Arrrgggghhhh.
    Je débarque du site de Corinne qui titille déjà pas mal, mais là, les Maldives!
    Veinarde. Profite à fond et continue de raconter. Si tu as l’occasion, fait Nassimo Thilla, sans courant parce que sinon c’est mission impossible? La aussi ça peut être un peut bas mais quelle plongée. Faite deux fois cette année un vrai délire.
    Pour ce qui est de vos récits les tiens et ceux de Corinne, Petites bulles d’Ailleurs, c’est un vrai plaisir vous avez du talent, mesdames.
    Comme je l’ai dit cela permet de « plonger au sec », vu que les Maldives me manquent 11 mois sur 12.
    Pour info, cette année la température de l’eau en surface enregistrée par mon ordinateur, sur une plongée qui se nomme Lohohi Outside, était de 31°,6.
    29°,5 à -30M.
    J’ai des amis qui pense que la Méditerannée c’est de l’eau chaude….. je laisse dire.
    Allez encore.
    Cordialement.

  12. @ Blue Lagoon : Pour Nassimo :
    1°) C’est sur Malé-Nord et notre Ange est sur Ari, donc c’est pas gagné….
    2°) Il faut y plonger justement quand il y a du courant (entrant), car c’est là que ce thila (comme beaucoup d’autres) révèle toute sa beauté et sa faune. Suffit simplement d’un bon largage, d’une bonne descente pour se mettre à l’abri du bon coté du thila et éventuellement se munir d’un crochet de plongée…
    http://alimata.fr/06-maldives/img/courant-crochet-plongee.jpg

  13. Mais toutes les Maldives sont comme cela !!!! Le mieux pour découvrir les fonds marins de ce pays de rêve c’est la croisière. J’ai fait 3 croisières de une à deux semaines et à chaque sortie c’est les poissons à profusion.
    En lisant ces lignes j’ai très envies d’y retourner, car c’est le must….
    et puis les Maldiviens sont vraiment très gentils et serviables. les voyages aux Maldives sont magnifiques.
    Bonnes bulles.

  14. Alimata!
    Mais oui je sais tout ça. Mieux vaut éviter quand ça rentre trop fort car même avec un crochet c’est inconfortable surtout quand on fait de la prise de vues avec du matos lourd et qui possède une aquacité proche de la locomotive à vapeur.
    C’est du vécu, comme à Okobé avec la descente à la corde pour se protéger sous le surplomb, je pense que tu sais de quoi je parle.
    On l’a tenté une autre année malgrès le jus qui rentrai, sinon à sortant on ne voit rien, c’était tellement fort qu’une fille s’est fait arracher son masque en tournant la tête.
    Rock & Roll!!!
    Bon sang ça fait du bien d’évoquer les Maldives, et oui c’est vraiment un paradis sous-marin .

  15. Et voilà ! Me voici rentrée des Maldives depuis hier soir !… Dur le retour en France, sous un ciel plutôt maussade et seulement 11°. Soit 20° de différence, hier en paréo, aujourd’hui en grosse polaire !

    Désolée de n’avoir pas répondu à vos commentaires plus tôt mais les dernières 48 heures de mon séjour sur Halaveli ont été (trop) actives, et je n’ai pas eu le temps. Mais voici donc mes réponses à chacun :

    Flo > pas vu le poisson-pierre sur le plateau de Maaya Thila et pourtant je l’ai cherché du coup, mais j’ai bien rendu visite à tous les thilas plus profonds et ils étaient cette semaine presque noyés sous les bancs énormes de lutjans, avec quelques requins tournoyant autour… J’ai pensé à toi !
    ;-)

    Isabelle > seulement du snorkeling aux Maldives ?!… Mais Hélène n’a pas encore réussi à te faire plonger ???… Quel gâchis, tu as manqué des minutes extraordinaires sous l’eau, même si je veux bien croire que l’exploration des récifs t’a offert de jolis plaisirs. Il va falloir qu’on réussisse à te mettre sous l’eau…
    ;-)

    Hélène C > je n’ai pas pu faire cette plongée sur Maaya Thila de nuit, et je le regrette si j’en crois tous vos commentaires enthousiastes. Néanmoins, je suis sûre d’une chose, c’est que je retournerai aux Maldives, spécialement pour plonger. D’ailleurs j’ai très souvent pensé à toi sous l’eau : il y a tant de vie qu’il aurait fallu te tirer par les palmes pour te remonter en surface de gré ou de force. Sur le plateau de Maaya Thila il y a notamment ce champs d’anémones de mer de toutes espèces, avec quelques crevettes que ton objectif aurait apprécié… Et sur le site de Bathala, ce sont ces anémones à bulbes, rouges vif !!!, qui t’auraient plu. Tant de belles photos à faire pour une pro de la photo !…

    Et si cette prédation du requin sur le calmar t’a permis de faire cette superbe photo de calmar qui est sur ta galerie, ça valait la peine !…

    :D

    Blue Lagoon > bienvenue sur Un Monde Ailleurs… :-)

    Tu as « des amis qui pensent que la Méditerranée est chaude »… pfff… tu as raison, même si tu leur parles de tes 30 ou 31° dans l’eau aux Maldives, ils maintiendront qu’un jour (exceptionnel, un jour unique dans l’année !) ils ont plongé du côté de Marseille avec 23° (juste en surface et dans une petite anse abritée mais ils ne le préciseront pas). J’ai fait quelques plongées à Marseille, dont 3 ou 4 de belles c’est vrai, mais j’ai toujours claqué des dents, même en plein juillet et même en 7 mm !… Après ça, je me fais traiter de frileuse !… Comme toi, je laisse dire. Plonger dans des eaux entre 24 et 30°, et en 3 mm pour ne pas se griffer sur les coraux, ça ajoute tout de même au plaisir de l’exploration sous l’eau ! On peut se contenter d’ouvrir grands les yeux pour profiter du spectacle, sans se demander dans combien de temps on remonte en surface parce qu’on a froid sous l’eau !

    Bon d’accord, plonger à Marseille c’est aussi très joli et ça vaut le coup. Mais qu’on ne dise pas que l’eau est « chaude »…

    ;-)

    Alimata > bravo pour la localisation de mes plongées, visiblement les Maldives n’ont pas de secrets pour toi !

    J’aime bien les plongées dans le courant, elles sont souvent ludiques et intéressantes, puisque + de faune bien sûr. Et les Maldives sont idéales pour cela, même si je n’ai pas fait de dérivantes cette fois, mais je ne suis sans doute pas restée suffisamment sur place ; je ne faisais pas que de la plongée non plus. Et de toutes façons les Maldives sont faciles pour les dérivantes puisqu’en général les bateaux te suivent en surface, grâce aussi aux parachutes de plongée. Non ?

    Par contre je n’avais jamais entendu parler de crochet de plongée, tu m’apprends quelque chose !!!

    :-)

    Franck S > je n’ai pas encore fait de croisière aux Maldives, peut-être est-ce une option que je vais étudier pour le prochain voyage sur cette destination. D’un autre côté j’aime bien zoner sur un secteur en ayant l’escale fixe d’un hôtel qui offre aussi d’autres activités. Un peu difficile de concilier les deux ! Cela mérite d’y réfléchir…
    ;-)

    Blue Lagoon > effectivement une dérivante avec du matos photo/vidéo à gérer, ce n’est pas évident ! J’ai vécu cela aussi ! En fait, tu as tellement peur pour ton matos que tu es prêt à prendre les coups du courant qui te déporte sur les récifs ou les roches plutôt que de risquer d’endommager ton matériel de prises de vue !… C’est moins fun pour tout le monde.

    Ca me fait plaisir de rencontrer de nouveaux lecteurs grâce à mes récits sur les Maldives !… Si j’avais su, j’y serais allée + tôt !!!

    :D

  16. Bon je compatis.
    Souffrance extrême que de rentrer des Maldives, nous ça fait 2 mois et j’ai toujours du mal.
    J’ai lu dans un de tes précédents billet que ton premier contact avec les Maldives avait été décevant!
    Peux tu nous expliquer çà?
    Je connais ce petit coin de paradis depuis 92, nous essayons de nous y rendre une fois par an pour faire le plein de sensation et de plaisir.
    J’adore, c’est ma deuxieme maison.
    Ce n’est pas faute d’avoir été plonger ailleurs, mais….
    Pour le cochet c’est pratique tu cerches un cailloux solide tu passe la pointe du crochet et tu laisse filer le bout de cable accroché sur ta stab, tu ajustes ta flotabilité. Ensuite tu es comme au ciné, tu regardes sans un coup de palme, quand il faut bouger ou remonter tu te déhales sur le bout jusqu’au crochet que tu soulages avec quelques coup de palmes pour le récuperer et tu pars dans le courant.
    Sur un récif extérieur c’est moins evident, ça fonctionne bien lorsque tu arrives sur le corner à rentrant, avant d’entrer dans la passe.
    Oui pour le matos de prise de vues c’est souvent galère vu que je n’ai pas d’APN.
    Je me souviens d’une fois ou il m’a été impossible de mettre le flash ou je voulais tellement il y avait du jus. Mais bon, c’est aussi à ce moment qu’il y a le plus de vie.
    Pour le dérangement des autres plongeurs pas de souci, nous plongeons toujours à deux et rien qu’à deux.
    Ravi d’avoir découvert ton site ainsi que celui de Corinne.
    Raconte nous encore.
    Cordialement

  17. En fait cette fois je rentre des Maldives en me disant qu’il y a encore beaucoup à voir et à découvrir pour moi, et c’est un sentiment plutôt rassurant après ma première déception : j’étais sur l’île de Kuredu pour le nouvel an de l’an 2000, le fameux passage au nouveau siècle. Mais l’île, si elle est jolie parce qu’avec de belles plages, avait des bungalows plutôt rustiques, qui avaient besoin d’être rénovés. Néanmoins l’habitat n’était pas le souci le plus important (et souci est un grand mot). C’était spartiate, mais propre, donc pas de problème.

    Le souci pour moi était que le centre de plongée (un Pro Divers, pourtant réputé comme « chaîne » de plongée aux Maldives) était tenu par des Suédois. La Suède est un bien beau pays, que j’aime beaucoup. Mais ces Suédois-là n’étaient pas sympathiques du tout : à mon arrivée, ils m’ont tout de suite demandé ma carte PADI que je n’avais pas puisque j’étais CMAS. Et à l’aube de l’an 2000 les relations PADI / CMAS-FFESSM étaient loin d’être chaleureuses. J’ai montré ma carte CMAS niveau 1 à l’époque, ils ont grimacé. Puis m’ont demandé mon carnet de plongées. Je l’ai montré, le responsable l’a ouvert, a feuilleté une ou deux pages, l’a refermé d’un geste sec et me l’a relancé en le faisant glisser (voltiger ?) sur la surface lisse du comptoir du centre. J’ai bloqué le carnet au moment où j’entendais « it’s in French ! ».

    Eh oui, j’avais eu la mauvaise idée de n’avoir plongé à l’époque qu’en des endroits francophones : Réunion, Martinique, Maurice,… Et comme je remplissais moi-même mon carnet, forcément il était en français.

    Sur cette mauvaise foi, ils ont accepté de me faire plonger après la fameuse plongée d’orientation qui leur permet de s’assurer que tu sais vider ton masque, lâcher ton embout, etc… Ce que j’ai fait. Mais au cours des deux plongées suivantes, que j’ai effectuées en compagnie d’un Anglais aussi surpris que moi par leur manque de courtoisie, je n’ai fait que des allers-retours le long d’un tombant totalement inintéressant, et au départ du ponton. Même pas de plongée en « vraie » mer. Le récif était crayeux, comme sale, pas ou peu de coraux, très peu de vie. Le dive master posté une dizaine de mètres devant nous se retournait de temps en temps pour voir si nous suivions, mais à aucun moment il n’a tenté de nous montrer quoique ce soit.

    Après ces deux plongées, j’ai décidé d’arrêter les frais : j’en voyais + en snorkeling dans le lagon devant mon bungalow qu’en payant à prix d’or des plongées dont le mérite n’était que de m’entraîner au palmage !… A noter que mon binôme britannique a eu la même attitude que moi, il a arrêté de plonger.

    Etant donné que de très nombreux plongeurs vantaient les charmes des plongées aux Maldives, je savais que j’étais très mal tombée. J’ai donc toujours voulu y retourner. Et cette fois, je n’ai pas été déçue, loin de là !

    Mais comme quoi on peut avoir une mauvaise impression rien qu’en tombant sur les mauvaises personnes au mauvais moment…

    (depuis l’hébergement sur Kuredu a été rénové semble-t-il, mais je ne sais pas si le management du centre de plongée a été remplacé ou non)

  18. Si tu veux bien voici une question indiscrète, et aucun lecteur fidèle ne t’en voudra si pour une fois tu passe la réponse : J’ai démarré un blog il y a quelque temps, et pas mal travaillé le contenu avant de le mettre en ligne. Mais quand j’ai compris le temps qu’il faut y passer pour produire de la qualité (et encore très loin de la tienne et sans photos perso), j’ai vite compris qu’il faut presque ne faire que ça. La question indiscrète est donc : Comment fais tu pour concilier vie professionnelle, personnelle et le rêve que tu nous procure presque tous les jours depuis plusieurs années ? Quel est le secret ?

  19. Je comprends maintenant que ce n’était pas à cause des Maldives, mais des personnes.
    Pour ma part c’est l’inverse, trés rarement plongé en zone française et aussi avant le rapprochement de chapelles, je te laisse imaginer les atitudes des gens qui sont censé avoir inventé la plongée devant la présentaion de nos cartes américaines!
    Débile.
    Ce que tu racontes, nous l’avons vécu de l’autre côté de la planète, ou, ne voulant pas rentrer dans leur délire et refusant de sonder à des profondeurs dont je tairai ici le chiffre avec des 12l à l’air bien entendu, on nous fit faire des sortes de baptème à répétion histoire de nous prendre des sous à chaque immersion. On arrêté assez vite pour rester sur la plage à, se faire ch….
    Site célèbre, club célèbre, moniteur archi célèbre, quelle désillusion.
    Pour Françis dommage qu’il ait lâché Plongeurs, et puis c’est pour quand la suite des Carnets.
    Je me demandai ou j’avais entendu ton nom, il me semble que c’est lui qui le prononce dans une des ses émission.
    Au fait tu ne rêves pas il fait à peine 16° ce matin…Wouaf!

  20. recent lecteur de ton blog recommandé par un ami qui ne tarit pas d’éloges a ton sujet. Vraiment pas déçu. Hâte de lire un maximum d’article. Je rêve à chaque paragraphe. As tu pensé a mettre tout ça sur CD que l’on puisse lire hors connexion ? Je serais preneur. A bientôt pour d’autres articles sur tes plongées aux maldives (plongeur amateur que je suis je ne peux pas aller aussi profond que toi. Il reste rêve et photos)

  21. Adrien!
    Je me permet ,chère Ange, de fournir un élément de réponse à Adrien.
    La majorité des plongeurs du monde entiers sont des « amateurs », point de complexe il faut avoir vis à vis de ça.
    la plongée n’est pas une question de profondeur mais de ce qu’on voit à chaque immersion, du plaisir unique de se retrouver dans cet univers liquide dans lequel nous pouvons évoluer en trois dimensions.
    Rien d’autre.
    Bine sûr tu trouveras toujours quelqu’un qui te dira que descendre à -80 c’est génial.
    Mais si ce n’est que pour se « péter la ruche », ça n’a aucun interêt.
    Aux Maldives la profondeur est théoriquement limitée à 30M, avec souvent un controle des ordis sur le bateau, alors…

  22. Laurent > en réalité c’est une question semi-indiscrète puisque je raconte ici depuis plus de quatre ans une bonne partie de mes activités, tant personnelles que professionnelles, puisque les deux sont liées !

    Et jusqu’à présent je n’ai esquivé aucune question de mes lecteurs, je m’efforce toujours de répondre à chacun. Alors…

    Il n’y a pas de secret. Et pour tout dire, si pendant les premières années j’ai réussi à concilier vie privée et vie professionnelle c’est parce ma vie privée m’offrait justement un accès à d’autres voies professionnelles. L’été dernier ma vie a pris un virage différent et depuis j’explore d’autres accès à un débouché plus rémunérateur afin de vivre de mes passions : voyage, écriture, photo.

    Mais n’importe qui conviendra qu’il n’est guère facile de vivre de ses passions, surtout lorsqu’elles sont « artistiques » (en toute modestie bien sûr !) tendance globe-trotteur. Pour l’instant, je maintiens le cap. Mais demain, qui sait ?… Pour être honnête ce n’est pas évident, et à ce jour, j’explore différentes options.

    Sachant que très peu de blogueurs (et encore moins francophones) vivent de leur blog…

    Blue Lagoon > dans tous les domaines d’activité, le résultat dépend souvent des personnes. La plongée n’y échappe pas. D’ailleurs je pense que nos ressentis de plongée sont immanquablement liés au plaisir des rencontres : un dive master qui prend plaisir à transmettre ce qu’il sait à ses plongeurs, un centre accueillant, une réelle envie de donner, font que même des plongées moyennes sur des sites « moyens » se transforment en bons souvenirs de plongée.

    Je ne vis plus avec Francis Le Guen depuis près d’un an, je ne peux donc répondre à sa place. Mais moi aussi j’espère bien qu’il y aura une suite aux Carnets de Plongée, et le plus vite possible ! En dehors d’avoir participé aux tournages, j’aime beaucoup le concept et le traitement.

    :-)

    Adrien > bienvenue sur Un Monde Ailleurs, je suis toujours heureuse de communiquer avec un lecteur qui sort de l’anonymat !

    Mettre Un Monde Ailleurs sur CD ?… Non, je n’y ai jamais songé. Pour lire un site web (ou un blog) hors connexion, il y a plus simple je pense. Mais j’aimerais bien effectivement trouver un moyen d’atteindre + de lecteurs !

    ;-)

    Blue Lagoon > j’ai eu l’occasion (et le grand plaisir !) de faire des plongées « corsées » en compagnie de pros de la plongée. Et je suis d’accord avec toi pour rassurer Adrien : chaque plongée est unique, même pour les pros, en fonction des conditions du jour, tant humaines que climatiques, faunistiques, etc… D’ailleurs les pros conviennent que nous restons tous des amateurs face à la mer et à ses secrets. Et c’est peut-être bien cette humilité qui les maintient en vie lors de prises de risques, volontaires ou non.

    Descendre profond n’a pas grand intérêt à mes yeux, mais j’admets que certains puissent aimer cela. Pourquoi pas ? Par contre, j’affirme qu’on voit plus souvent le plus intéressant dans les 25-30 premiers mètres. Dans ce cas, inutile d’être un grand pro pour prendre plaisir à ses plongées, bien au contraire…

    « Se pêter la ruche » ?… Je ne connaissais pas l’expression !!!

    :D

  23. La ruche, la tête, à l’azote!!!
    L’expression vient d’une amie disparue.
    Des gens peut féquentables vivant sur une côte française une ou deux fois par semaine descendaient,(descendent???) à 70 80 à l’air histoire de bien s’azoter, juste pour se narcoser volontairement, ne rien voir et remontaient pour leur paliers inévitables, .
    Pour eux c’était le même effet que l’alcool, sauf qu’il pouvaient reprendre leur véhicule et souffler dans un ballon gentiment tendu par un gendarme sans risquer quoique ce soit. Citation presque originale, entendue de la bouche des quidams en question.
    Et oui je suis d’accord, c’est harchi débile.
    Pour un aspect plus privé de ta précedente réponse, je te prie de m’excuser.

  24. Voici une anecdote sur des personnes qui font finalement du tort à la plongée en se vantant de tels actes irresponsables. Mais il s’agit aussi de leur propre décision personnelle, tant qu’ils n’entraînent pas d’autres victimes potentielles dans leurs errances, tout va bien… (admettons).

    (Pas de problème pour le reste, c’est naturel.)

  25. Loin de moi l’envie de me mesurer à ceux qui veulent faire de la plongée en eaux profondes. Quand je disais que j’étais amateur, j’aurais du ddire débutant. donc je ne suis pas encore uax 30 mètres. Mais même à la prfondeur ou je descend aujourd’hui, c’est effectivement unique. Ce qui est bien avec les récits de Marie-ange, c’est que cela donne envie de continuer et encore continuer.

  26. Et oui sur notre vieux continent, il est apparemment difficile de vivre de ses passions. tu as raison, peu vivent de leur art, et pour moi ce que tu fais est de l’art. Je suis sûr que peu d’entre nous, fidèles lecteurs pourraient en faire autant. As tu regardé ce que font les anglos saxons : Un peu de pub (pour rester indépendant), de la vente de produits dérivé,et même des souscriptions ? Continue surtout pour nous faire encore rêver.

  27. Adrien > merci ! ;-)

    Quand on est débutant on a souvent envie d’aller très vite plus profond. A mon avis c’est une erreur. Pourquoi ne pas profiter paisiblement des 20 premiers mètres pour se faire une première expérience et plonger dans des conditions différentes ou dans des mers différentes, avec des environnements différents ? Pour ma part cela fait des années que je suis certifiée « niveau 2″ et j’ai toujours refusé farouchement de passer le niveau 3 ; il m’est arrivé de dépasser les 40 mètres (ce n’est pas bien, je sais), mais je n’ai jamais rien vu qui m’ait motivée suffisamment pour avoir le droit d’accès aux 60 mètres. Et ça ne m’a pas empêchée de vivre des expériences plongée hors du commun !…

    Si mes récits donnent envie aux plongeurs débutants de continuer, il faut donc que je continue à raconter !…
    :-)

    Laurent > de tous temps les artistes ont toujours eu du mal à vivre de leur art. Et François 1er fut le premier à lancer le mécénat qu’on appelle sponsoring aujourd’hui. Certains passionnés (je ne me considère pas comme une artiste) en vivent, mais aujourd’hui comme à l’époque, cela ne concerne qu’une poignée de « privilégiés » dont certains profitent surtout d’une notoriété au détriment de vrais talents qui auraient eux besoin d’être sponsorisés pour promouvoir leur travail.

    Pour durer, il faut faire preuve d’audace peut-être. Je sais que les francophones sont réfractaires à la publicité que tu cites en exemple, les anglo-saxons sont moins frileux à ce sujet. Sans doute acceptent-ils plus facilement qu’on ait besoin de vivre de son travail même si ce travail ressemble (de très loin alors !) à un loisir ?… Et puis je crois que chez les francophones il y a aussi un sentiment de « Internet c’est gratuit ! » ; en oubliant qu’ils paient tout de même leur abonnement connexion, et qu’ils achètent de plus en plus via Internet (mais l’écrit est associé à l’information, et l’information sur Internet devrait être gratuite ? vaste débat).

    En ce qui concerne les produits dérivés, j’ai du mal à imaginer que je pourrais produire des tee-shirts « Un Monde Ailleurs » (quoique ?!… ;-) ). Quant aux souscriptions (tu parles d’abonnement n’est-ce pas ?), les grands quotidiens ou magazines qui fonctionnent sur un principe d’abonnement peinent à faire du chiffre.

    La solution pour moi ? Quelques publicités sur mon blog, mais discrètement et choisies, pour ne pas gêner la lecture de mes articles. Et suffisamment pour me permettre de continuer encore longtemps j’espère !…

    Mais j’admets que ces jours-ci j’envie grandement mes collègues anglo-saxons et il m’arrive de songer à ranger mon clavier pour entrer chez MacDo !
    :-)

  28. J e voudrais rebomdir sur la question de Laurent et ta réponse. Je rentre des U.S.A et j’ai lu dans les journaux pas mal de Success Stories au sujet de Bloguers qui vivent de leur passion. Et si pour beaucoup la pub est un moyen de survivre (car ce qui reste au blogueur ne semble pas être beaucoup) d’autres se sont lancés dans la souscription volontaire. Y as tu déja pensé ? pour ma part cela ne me choquerai pas d’envoyer quelques Euros (même si pour certains quelques voudrait dire un) tous les mois pour te permettre de continuer a nous faire rêver. On achète bien des journaux ou autres lectures moins géniales qui coûtent un fortune. Alors pourquoi pas t’aider. Cela éviterai de voir trop de pub. Et comme je suppose que l’on est nombreux cela devrait te permettre de ne pas avoir a prendre un poste chez Mcdo!!!!!!
    Si tu te lance je promêt d’être parmi les premiers.

  29. En parlant « souscription », tu penses certainement « donation » comme on dit aux U.S. ? Donc, un don spontané.

    Il semblerait qu’en France cela soit + associé à des développeurs de plugins pour certaines applications en ligne. Dans ce cas le développeur affiche un petit logo « don » associé à un compte en ligne Paypal par exemple. J’avoue que l’idée ne m’a jamais effleuré de faire payer pour lire mon contenu. Bien que je sois rémunérée lorsque j’écris pour la presse traditionnelle papier. Ce qui signifie que même pour moi l’idée de payer pour lire en ligne n’est pas forcément naturelle (= spontanée). Alors est-ce qu’une souscription (dons) en ligne m’aideraient à vivre ? Sans aucun doute.

    Mais autre écueil en ce qui me concerne : je suis voyageuse professionnelle, et je vous emmène chaque semaine dans des endroits de rêve. Dans l’esprit et dans la pratique, je me considère comme blogueuse professionnelle puisque ce blog représente 80 % de mes activités (voyages compris). Mais quand on est professionnel(le) on devrait en retirer des revenus, je suis d’accord… Ce qui n’est pas (encore) mon cas.

    Les blogueuses qui publient sur le thème de la cuisine (les plus connues) ont publié des livres de cuisine, et cela ne choque personne. Elles sont devenues, en marge et à temps partiel, directeur artistique pour certaines, chroniqueuses dans des magazines ou sur d’autres webs institutionnels, pour d’autres, et rémunérées bien sûr pour leur écriture en ligne. C’est très bien tout cela ! Cela prouve qu’Internet aide à faire émerger de nouveaux talents, et pas seulement dans le domaine de la musique ou du film.

    Moi, j’écris sur le domaine du rêve, du voyage, du luxe parfois. Certains m’en veulent un peu de partir si souvent, je le sais. Beaucoup me demandent : « mais comment faites-vous ?« . Jusqu’à présent, et surtout par pudeur, je n’ai jamais évoqué la difficulté que cela représente de se battre constamment pour obtenir la possibilité de partir chaque fois. Et lorsque j’ai publié des articles sponsorisés (payés, seulement 3 en plus de 4 ans), certains de mes lecteurs ont vu rouge et se sont offusqués : un blog devrait rester indépendant. Je suis d’accord. Mais quand on écrit chaque jour sur la cosmétique ou sur les produits high-tech ou même simplement sur l’actualité du voyage, il suffit souvent de reprendre des communiqués de presse, des buzz qui courent sur Internet, ou de recevoir (pour les plus connus d’entre eux) des produits à la maison pour les tester et en parler, donner son avis, soulever une question. C’est discret, ça choque moins. Et surtout, on peut faire cela en parallèle à une activité salariée « normale », donc en prenant sur ses heures de loisir. De nombreux blogueurs sérieux et prolifiques se plaignent d’avoir du mal à concilier vie salariée (et donc horaires classiques de travail) et gestion d’un blog. Pour moi, ce serait encore plus délicat : mes lecteurs accepteraient-ils de donner (même très peu !) pour me permettre de continuer à faire ce dont ils rêvent, voyager plus, et leur raconter ensuite ?…

    Alors oublions MacDo, il n’est pas question pour moi d’aller m’enfermer entre quatre murs pour ne plus me servir de mon anglais qu’en quelques phrases (« ketchup or not ketchup ? »). Mais effectivement je cherche des solutions viables qui me permettraient de continuer à écrire et à publier ici mes photos sans être obligée de retravailler 35 heures par semaine (rien que l’idée des 35 heures dans un bureau me sclérose d’avance !). Alors pourquoi pas le système de la souscription ? C’est une idée à laquelle je pourrais réfléchir.

    Reste à savoir si mes autres lecteurs accepteraient de payer 1 € de temps en temps et spontanément pour me permettre de payer mes factures et continuer à les faire rêver plusieurs fois par semaine !

    :-)

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