Maroc, sur la route de l’Atlas

Sur la route de l'Atlas au MarocEn descendant du taxi au bout de cette route qui mène à nulle part je suis éberluée : mais où suis-je ?!… au Nord de l’Afghanistan ? ou au fin fond du Pakistan ?… Les hommes en djellabah souillée d’ocre s’interpellent dans cette langue âpre qui m’est hermétique, les ânes braient tandis qu’on ajoute un ballot pesant sur leur flanc, un chauffeur de LandRover rongée par le sable harangue les passagers qui s’entassent à l’intérieur au mépris du nombre de sièges disponibles. Et l’un d’entre eux s’installe déjà sur le capot de la voiture !… Tandis que certains regards d’obsidienne se tournent vers moi je ne peux m’empêcher de penser « voici ce que doivent ressentir les reporters de guerre lorsqu’ils débarquent sur un site dont ils ne maîtrisent pas grand-chose« . Mais je ne suis pas reporter de guerre, je ne suis pas dans un village du Moyen-Orient, et aucun taliban ne vient troubler l’activité de ces hommes qui s’agitent en tous sens : je suis à Tighdouine, gros bourg marocain sur la route de l’Atlas.

Sur la route de l'Atlas au Maroc

Vous est-il déjà arrivé d’être quelque part et d’avoir pourtant l’impression d’être ailleurs ?… Cela m’arrive rarement, mais là, j’ai le sentiment d’être transportée dans un autre monde, une autre culture. Et rien ne me plaît davantage que d’être surprise par l’inconnu, d’être bousculée dans mes repères, et de découvrir ce que je viens chercher : l’ailleurs. Dans ce monde d’hommes qui m’observent à la dérobée ou me bousculent sans état d’âme, j’hésite un instant à ranger mon appareil photo un peu trop voyant. Mais ma présence est déjà incongrue dans cette foule grouillante et les plus curieux sont sans doute les jeunes garçons qui me tournent autour et me regardent avec de grands yeux du haut de leur dix ou treize ans. Ils répondent à mon sourire avec un « s’pagnol ?« . Quand ils entendent « France » ils s’exclament « ah, français ! bonjour !« . Je garde l’appareil photo autour de mon cou. Je suis repérée de toutes façons et il est la justification de ma présence.

Deux, trois, quatre,… Quatre véhicules hauts sur roues sont garés dans cette rue unique qui semble être la concentration de tous les chemins. Mais ici, un seul mène au massif montagneux de l’Atlas, la piste qui part droit devant moi, celle sur laquelle trottent déjà quelques chevaux lourdement chargés et deux ânes qui doivent être en âge de croquer carottes dans un jardin de bande dessinée. Les cils drus battent mollement au-dessus des yeux sans expression, les oreilles hésitent entre le garde-à-vous et la reddition, mais les sabots soulèvent la poussière rouge sous les claquements de langue de leur propriétaire. Je suis venue pour aller à la rencontre des Berbères des montagnes, je vais y aller.

Tighdouine, bourg berbère du Maroc

Mon chauffeur de taxi me rejoint enfin, après avoir sans doute salué la moitié de la population. Mohammed a des amis partout. Et des cousins partout. Mais quand vous voyagez beaucoup vous savez que nous sommes tous frères. Lorsqu’il s’arrête près de moi des hommes l’interpellent en arabe, ils échangent quelques phrases, je distingue « France » et j’ai ainsi confirmation qu’on se renseigne sur ma petite personne. « Alors la gazelle, tu veux le 4×4 collectif ou un 4×4 pour toi toute seule ? C’est plus cher, mais c’est mieux pour les photos !« . En essayant de compter le nombre de passagers à bord du 4×4 qui s’apprête à prendre la route, je me dis que la gazelle a tout intérêt à s’offrir le luxe de pouvoir demander au chauffeur de s’arrêter à tout moment si je veux prendre les photos que je cherche. Les hommes sont quasiment recroquevillés les uns contre les autres dans l’habitable du véhicule, épaule contre épaule, des colis ficelés entre les jambes. J’essaierai le 4×4 collectif un autre jour !

Quelques palabres, et je fais descendre le tarif de 60 € à 40 €, grâce à mon intermédiaire zélé qui me ramènera à Marrakech plus tard dans la journée (et il sait que j’aurai besoin de ses services le lendemain). Pour ce prix-là je bénéficie d’un véhicule pour moi toute seule, d’un chauffeur qui ne parle pas un mot de français ou d’anglais mais qui comprend « stop !« , et d’un gamin pas encore pubère qui manie le français avec l’application d’un écolier ambitieux. Ils m’emmèneront dans la montagne, promettent de beaux paysages, et quelques rencontres. Et dans quatre heures, retour à Tighdouine pour errer dans le souk aux légumes qui se tient là chaque mercredi, avant de rentrer sur la médina de Marrakech. L’affaire est conclue, mais avant de monter dans le LandRover propre mais passablement usé, j’achète une bouteille d’eau et un pain rond tout juste sorti du four. Toujours anticiper les difficultés…

Le temps que mon nouveau chauffeur fasse le plein (j’en doute un peu) avec un (seul) jerrican, je croise quelques regards furtifs ou plus hardis dans les échoppes de chaque côté de la rue : trois hommes sirotant un thé ou un café me désignent alternativement du menton et s’interrogent sans doute sur l’objet de ma visite, des ferronniers font jaillir des étincelles à coups de marteaux sur du fer rougeoyant, un cuistot s’affaire sur ses brochettes qui embaument l’atmosphère et auxquelles je renoncerai en apprenant plus tard qu’il me faut d’abord acheter ma viande chez le boucher d’en face qui propose un mouton et une chèvre dépecés au bout de leur crochet sans autre chaîne du froid que l’aération naturelle des battements d’ailes de mouches…

Maroc, boucher berbere à Tighdouine

Et enfin mon chauffeur s’engage sur la piste qui mène vers l’Atlas.

Ismaël s’est assis d’office sur le siège passager à côté du chauffeur, et cela ne me gêne pas le moins du monde même si je me dis que ce jeune garçon qui m’annonce 16 printemps tandis qu’il doit à peine frôler les treize ans a déjà, ancrés dans une tradition plusieurs fois millénaire, les principes du mâle dominant. Enfant « du milieu » parmi 4 frères et soeurs, il est visiblement heureux d’accompagner des touristes de temps en temps, quand l’école lui en laisse le temps, parce qu’il peut « acheter ce qu’il faut pour l’école« . Et je traduis illico qu’il s’agit là d’un complément aux revenus familiaux puisque son père l’encourage à devenir guide tandis que lui vise la carrière de médecin. Son doux regard aux longs cils recourbés lui donne un air d’angelot et j’aimerais avoir le pouvoir de lui offrir le monde…

Tighdouine signifie « chemin entre les montagnes » et nous grimpons déjà sur une piste caillouteuse à l’assaut des méandres montagneux des portes de l’Atlas. Après avoir traversé des paysages d’oliviers bordés de figuiers de barbarie entre Marrakech et ce bourg carrefour de quatre cent villages berbères dans la vallée, je découvre maintenant des champs irrigués, une agriculture légumière et quelques champs de blé, le tout favorisé par un système d’irrigation mis en place par le gouvernement qui a placé le long de la rivière en contrebas un canal d’alimentation en eau courante.

Village berbère dans les montagnes de l'Atlas, neiges éternelles du MarocIsmaël me montre les neiges éternelles du Toubkal, le mont le plus élevé du Maroc, à 4 167 mètres. Une neige qui tombe de novembre à avril m’assure Ismaël, et qui ne tient pas plus de 15 ou 20 jours pendant lesquels les villageois vivent en autarcie complète, le temps que la neige fonde, et que la boue disparaisse. Puis ils repartent une fois par semaine à pied, à cheval, ou à dos d’âne, vers Tighdouine pour y vendre leurs légumes et acheter ce qui manque aux besoins de la famille. Et parmi les 400 villages berbères de la vallée, c’est devant celui de Talataste que je m’arrête pour prendre quelques photos. Un village de potiers visité par les touristes qui viennent en excursion depuis Marrakech pour y prendre un petit déjeuner berbère et acheter quelques plats à tajines, couscoussiers, et autres cendriers. Un village aux murs de terre brique d’une épaisseur de 70 ou 90 cm, avec de petites ouvertures, pour protéger du soleil aux heures les plus chaudes de l’été. Et l’été n’en finit pas de durer par ici…

Plus loin, c’est la cascade de Mirouate qu’Ismaël me propose d’aller voir. Un arrêt sur la route sèche qui soulève une poussière tellement monstrueuse qu’elle fait crisser les dents, colle aux lèvres et envahit les moindres interstices d’un appareil photo que je dois protéger au mieux. A la suite d’Ismaël je dégringole à toute vitesse en contrebas de la route, vers un filet d’eau qui disparaît à l’angle d’un pan de montagne. Sautillant comme un cabri de pierre en pierre, Ismaël file comme une flèche que je ne le lâche pas d’une semelle, sac au dos, en espérant que mes objectifs ne m’en voudront pas de cette course chahutée sur les pierres chauffées à blanc. Je traverse ce qui est devenu un petit cours d’eau et Ismaël me désigne enfin avec un sourire d’enfant le trésor d’une petite cascade de trois mètres de haut. Très vite, il remonte son pantalon, ôte ses sandales de vieux cuir et trempe ses pieds dans l’eau. Quelques photos pour lui faire plaisir puisque l’endroit s’il offre une humidité bienvenue n’est pas très photogénique, et nous repartons vers la voiture qui nous attend sous le soleil. Ivre de liberté et d’enthousiasme je signale à mon jeune ami que je vais faire quelques centaines de mètres à pied pour profiter d’angles différents sur l’autre versant de la montagne. Ici, à crapahuter entre pierres et poussières, je me sens l’âme d’une Indiana Jones découvrant les secrets berbères de l’Atlas !

Mais les 45° flétrissent très vite mes vélléités d’aventurière et je retrouve l’habitacle du 4×4 avant de passer à l’état liquide !

Berbères du Maroc, en chemin sur leurs ânes, le "4x4 du désert"

Le temps passe vite à bavarder avec le français hésitant d’Ismaël qui montre une naïveté rafraîchissante tout autant qu’un instinct commerçant qui me fait sourire. J’admire les canyons qui ont du servir à des tournages de films et nous pénétrons dans des gorges étroites qui mériteraient une exploration approfondie. En me rafraîchissant dans la rivière qui dévale la pente avec une allégresse gazouillante, je sursaute lorsqu’une grasse grenouille fait irruption sous mon nez ! Laquelle de nous deux fut la plus surprise ?!… Ici, au milieu de nulle part sur les premiers remparts de l’Atlas, à moins de soixante kilomètres de la ville du roi et de son chaos permanent, les oiseaux s’en donnent à coeur joie et les cigales chantent plus fort qu’à Marseille. L’air embaume le laurier-rose et les genévriers, la lumière est pure et j’aimerais savoir que je dormirais le soir sous les étoiles après avoir dévoré à belles dents les meilleures pièces d’un méchoui odorant en compagnie d’hommes enturbannés et de femmes au sourire ancestral. J’ai envie de la carte postale de l’authentique… comme une midinette.

Puis au détour d’un dernier virage, voici une grappe d’enfants aux cheveux emmêlés, aux peaux caramel striées de poussière et d’eau. Larmes, efforts ou sueur, la vie se lit dans les yeux d’ambre et sur les sourires aux dents encore absentes. Le 4×4 s’arrête sur la route qui s’efface là, dans ce village au bout de la vallée, dernière étape d’une route improbable. En descendant du véhicule, je salue une femme au front ceint d’une lanière de drap : sur son dos, un ballot qui fait courber l’échine, dont j’ignorerais le contenu. Son sourire est large mais surpris, elle détaille ma tenue avec un soupçon d’incrédulité ou d’envie dans les yeux, et décide que je dois être folle : elle s’exclame en quelques phrases auxquelles répond Ismaël, puis elle hoche la tête. Mon pantalon de randonnée la laisse pensive et mon tee-shirt sans manches manque de retenue. Je me demande ce qu’elle penserait des touristes blondes en short sur la place Jam El Fna de Marrakech, cuisses pleines et ventres replets prenant le soleil sous les incantations du muezzin…

Ismaël m’entraîne sur le chemin de pierres qui grimpe à l’assaut de ce village fantôme. L’odeur musquée des chèvres qui ont laissé des traces nombreuses de leurs passages répétés me conduit entre des murs trahis par l’âge. Effondrements définitifs, éboulis las d’avoir trop supporté, je discerne ici et là quelques indices de vie antérieurs à la naissance du grand-père que je viens de perdre en France, un grand-père dont le seul voyage hors de France fut pour le Maroc, en d’autres circonstances moins heureuses. L’ombre apaisante d’une ruelle usée par des milliards de pas avant les miens laisse place soudain à la lumière crue du centre du village : là, une troupe d’enfants dépenaillés me sourit avec autant d’incrédulité que d’extase !

Hanan, fillette berbère du MarocEnfant berbère du MarocFillette berbère du Maroc

La mère que je reste caresse la main d’un tout petit bout de femme à peine sortie des langes, tapote l’épaule d’un petit d’homme déjà fier de sa hardiesse qui le conduit à me parler. Ils gesticulent autour de moi, excités par l’événement impromptu, et crient « bonzou’ lazan ! bonzou’ l’azan !« . Ravie, et crédule, je rectifie : « non, bonjour madame…« . En choeur, et pleins de bonne volonté, ils surenchérissent « bonzou’ madam !« . Attendrie, je serais presque fière de mes nouveaux apprentis francophones quand Ismaël casse, sans le vouloir, cet instant de grâce : « ils pensent que bonjour veut dire donner« . Et je comprends qu’ils réclament autre chose que des sourires et un mini-cours de français ! J’hésite entre déception et corruption, mais je décide de ne pas céder au besoin ou à l’envie de ces petits. Ils ont peu, mais ai-je le droit de donner ce qu’ils réclament et les faire ainsi basculer dans une relation « touriste = dollars » à tout jamais ? Cruel dilemme maintes fois ressenti dans quelques contrées du monde où l’instinct commande d’aider quand les valeurs morales protestent de leur bon droit. Mais qui a le droit ?…

Tandis que je montre aux enfants leurs portraits sur l’écran de mon appareil photo, j’entends Ismaël répondre à quelques voix féminines dont je ne vois pas les propriétaires. Cachées derrière les pierres de ces murs épais, je les traque discrètement avec un objectif 300 mm, ne serait-ce que pour les apercevoir. Une femme survient enfin, portant sur la tête une planche de bois crénelée : une planche à laver le linge. Elle descend vers la rivière et me sourit largement tout en apostrophant ses enfants qui sautillent contre moi.

Maroc, enfants berbères de l'AtlasEnfin je capte une voix rocailleuse sur ma gauche, une voix de femme aux accents cassés par trop de chants ou trop de larmes. Mon regard glisse sur la maison aux murs de terre et je découvre un charmant tableau : derrière les volutes de fer forgé, le visage d’une fillette au bonnet blanc contemple l’étrangère que je suis sous la surveillance d’une jeune adolescente curieuse qui se dissimule mieux que sa soeur aux yeux avides. Et Ismaël me désigne une autre fenêtre très haute à l’angle de cette maison : une femme au visage taillé à coups de burin dans le cuir souple d’une peau qui fut élastique, une femme coiffée de rouge et au sourire bienveillant m’invite à prendre le thé chez elle…

C’est la rencontre que je cherche sur tous les continents, le contact avec la réalité de ce monde ailleurs que je vais chercher encore et encore dans toutes mes pérégrinations. La vie différente de la mienne, de la nôtre, qui me fait partir chaque fois dans une direction autre et qui m’enrichit de mille façons, en apprenant toujours plus.

En moins d’une minute je salue cette femme berbère qui m’invite d’un geste à entrer chez elle. C’est d’abord une pièce carrée meublée d’une échelle de bois brut, menant au toit terrasse par une ouverture qui perce un puits de lumière abrupte. Ismaël explique d’où je viens, ce que je fais : je raconte le Maroc aux Français. Elle remercie avec un sourire presque édenté sous des lèvres fardées de rouge qu’elle a du appliquer le matin, un rouge de la nuance du foulard qu’elle porte sur la tête. La coquetterie féminine est universelle. Nous bataillons gentiment entre remerciements et formules de bienvenue avant qu’elle n’envoie la jeune Hadijah puiser de l’eau dans la rivière pour faire le thé. Elle me fait entrer dans sa chambre et je note le matelas peu épais étendu sur le sol d’une pièce dont la décoration essentielle est une armoire buffet qui contient tous ses effets. Puis je la suis dans sa cuisine et je demande l’autorisation de prendre quelques photos. Heureuse, elle s’affaire déjà à ranimer le feu dans l’âtre qui occupe un coin de la pièce. Les murs sont noirs de suie et la lumière filtre à peine par les carreaux colorés d’une fenêtre par laquelle elle me surveillait tout à l’heure. Elle chasse l’essaim d’enfants qui tourbillonnent encore autour de moi et nous nous asseyons sur un petit tapis qu’elle étend sur la terre battue. Je lui souris et tente de lire sur ce visage les lignes d’une vie qui n’a plus d’âge, autre que celui du poids de l’expérience.

Maroc, cuisine berbère dans un village de l'Atlas

Parfum de cendre et de viande fumée, rayons de soleil tranchants comme des poignards dans la poussière ambiante à travers fissures et crevasses, langue guturale adoucie par le miel des gâteaux et le sucre du thé brûlant, j’absorbe tout, jusqu’au moindre détail. Pour graver chaque seconde et chaque sensation dans les méandres de ma mémoire. Pour m’en réchauffer un soir d’hiver lorsque le ciel se fera trop morose sur Paris et que je n’aurais pour tout réconfort que le souvenir de ces instants volés à une existence nomade qui me donne tant. Je ne sais pas encore que trois heures plus tard je dévorerai un tajine d’agneau fondant et parfumé, « cuit sur le charbon et pas sur le butagaz, plus délicieux ! » pour moins de 2 €. Je ne sais pas encore que je somnolerai sur le trajet du retour dans le taxi qui me ramènera de Tighdouine jusqu’à Marrakech, me laissant à l’orée du souk de la médina, à me demander si je n’ai pas rêvé cette journée exceptionnelle qui m’a été offerte pendant cette première escapade au Maroc.

Si vous y allez, faites comme moi, sortez de la ville pour vous aventurer sur la route de Ouarzazate, aux portes du désert saharien. Admirez les montagnes et les gorges de l’Atlas. Entrez dans les villages et faites connaissance avec le mode de vie berbère. Souriez. Et négociez. Cela en vaut la peine…

 

 

Partir en vol direct depuis Paris avec… Royal Air Maroc, ou Atlas Blue
Mon hôtel dans la médina de Marrakech Riad Utopia, un hôtel de charme avec 8 chambres
Pour visiter Marrakech… Made in Marrakech
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24 Commentaires

  1. Le sud Maroc j’y suis allée il y a bien longtemps, si longtemps que je ne sais quelle années, années 70/80. était en février, amandiers en fleurs et montagnes encore enneigées. 4L de loc et pistes de cailloux.

    Nous avons été invités à un mariage, par hasard, suite à une rencontre.

    On est loin de Marrakech où dans le souk, nous, les deux blondes nous nous faisions traitées de putes par les gamins.

    Là, à la campagne les femmes n’étaient pas voilées, juste un voile sur les cheveux (est ce toujours ainsi ? parce que depuis l’arrivée de l’intégrisme, dans les grandes villes marocaines, ça a bien changé).

    Et au bout du sud, on arrive au désert de sable.

    Oui, on pourrait se croire au Yemen ou en Afghanistan.

  2. Une belle histoire qui nous change un peu de toutes les îles. Comme quoi il n’y a pas besoin d’aller a l’autre bout du monde pour rencontrer la vraie vie et la vraie nature. Donne nous encore des histoires aussi belles. N’arrête pas en si bon chemin. Merci

  3. On est allé dans une autre vallée avec mes parents l’année dernière. Je crois qu’elle s’appelait la Vallée de L’Ourika. C’était aussi super mais il y avait beaucoup de touristes. Je crois que toutes les agences proposent cette vallée dans leur guide. Comme on doit retourner a Marrakech, je vais faire lire ton récit à mon Père. Je suis sûr qu’il va aimer et nous y emmener. Merci a toi.

  4. Marie Ange
    J’ai encore un peu poussière dans la bouche :)
    Il me tarde de déguster ce tajine;)
    Merci.

  5. Jocelyne > dans le souk de Marrakech on se fait traiter désormais de « raciste » si on refuse d’acheter la 50ème paire de babouches, mais par des jeunes de moins de 20 ans. Les plus âgés sont moins agressifs, commercialement parlant, et ceux de plus de 40 ans sont carrément gentils et accueillants, en répétant « vous êtes la bienvenue ». Il faut savoir admettre que le monde n’est pas un eden.

    En dehors de la ville, et pour le peu que j’en ai vu sur un séjour de seulement 6 jours donc je ne veux pas généraliser, les femmes ne portent qu’un foulard sur la tête, et souvent un foulard de couleur, plutôt joli. Dans Marrakech, on croise des femmes voilées de noir de la tête aux pieds, d’autres dans des jellabahs et foulard de couleur sur les cheveux, et environ 50 % des femmes sont habillées à l’occidentale, voire même plutôt « parisienne » pour les jeunettes. Mais jamais rien d’indécent. Je me suis aussi laissée dire par une jeune fille de 22 ans que le voile qui cache le visage est une arme de séduction puisqu’il met les yeux en valeur.

    A chacune ses atouts (et atours)…
    :-)

    Adrien > effectivement, j’avais envie d’un retour sur la terre ferme après tous mes récits sur « mes » îles. Mais je repars bientôt et il faudra supporter encore quelques « histoires » d’îles…
    ;-)

    Tu as raison, nul besoin de partir loin pour se sentir dépaysé : le Maroc n’est qu’à 3h30 de vol de Paris.

    Anaïs > bonjour et bienvenue sur Un Monde Ailleurs… J’ai évité la Vallée de l’Ourika justement parce qu’on me l’avait décrite comme « touristique ». Je préfère les petits chemins de traverse…
    :-)

    Yves > cette poussière rouge et tenace m’a fait perdre une paire de tennis qui furent blanches… Quant au tajine, je vais en tester une recette cette semaine puisque j’ai, bien sûr, rapporté quelques épices à Paris.
    ;-)

  6. C’était les gamins qui nous insultaient, oui, là aussi, à Marrakech, pas les gens adultes.

    Des femmes voilées de noir de la tête aux pieds, c’est le changement que j’avais noté quand je suis retournée au Maroc (dans le nord, vers Tanger) des années plus tard, en 1997. Oui « déjà » en 97. ça m’avait frappée car je n’avais pas ce souvenir de femmes voilées dans le sud autour de Marrakech, Ouarzazate. Je n’y suis pas retournée depuis. je ne suis pas une fan du Maroc.

    Mes copines québecoises, (Hélène et Anick sur Facebook) ont participé à l’automne 2007, au rallye Roses des Sables. Parties avec énormément d’illusions et de cadeaux pour les villages, elles ont été profondément déçues, ayant reçu des pierres lancées par les gamins sur leur voiture.

  7. trés beau commentaire , sur le Maroc , nous y sommes allés en janvier dernier , , et , nous avons pu , constater , la gentillesse des Marocains , et l’aide qu’ils nous ont apporter spontannement , car notre voyage , se faisait en camping – car , et hélas , suite a une panne moteur , nous sommes rester 17 jours dans un camping , et bien les Marocains se sont mis en( quatre ) pour nous aider alors , méme si nous n’avons pu visiter ce pays comme nous le souhaitions , nous en gardons de tr »s belles images , et l’envie pour moi d’y retourner , et , en te lisant , je continue ( la visite ) , a quand le prochain article ??

  8. que c’est dommage ces gamins qui agressent pour un dirham si seulement les touristes précédant ne leurs avaient pas jeté de la monnaie comme on jette des cacahuettes aux singes on en serai pas la, mais quand meme que le Maroc est joli

  9. Superbe et envoûtante balade. Ton récit transporte vraiment.
    J’aime beaucoup.
    :-)

    Je suis allée une fois au Maroc, il y a bien longtemps, pour une courte semaine de vacances. J’avais trouvé pesant d’être une femme. Et je n’ai pas eu envie d’y retourner.

    Moi aussi, j’avais été choquée, place Jamah El’fna, de voir descendre d’un car de touristes des nanas en mini-short et débardeur… Faut pas s’étonner, après, des réactions que cela provoque.

    J’avais été plus qu’agacée d’avoir à subir constamment les « kss-kss » des hommes, pas seulement à Marrakech, accompagnés de l’inévitable « la gazelle ». J’étais avec mon amoureux de l’époque, nous prétendions être mariés pour notre tranquillité, et je m’habillais très décemment (pantalon long et ample, t-shirt un peu large couvrant les épaules). Malgré tout, dès que mon ami avait le dos tourné, il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir droit à des avances lourdingues et limite salaces de la part de messieurs qui ne voyaient en moi qu’une proie sexuelle (la femme occidentale est forcément une femme facile).

    Je suis sûre que j’ai raté le meilleur du Maroc, à cause de ça. C’est dommage. Il faudra peut-être que je retente le voyage, différemment.

    Quant aux enfants qui réclament de l’argent, cela se rencontre, hélas, partout. Je ne donne jamais d’argent, ni de bonbons ni rien. Face à ceux qui vendent des petites choses (cartes postales, bracelets, chewing-gums, etc.), avec de grands yeux suppliants ou d’immenses sourires, il m’arrive malgré tout de craquer, et d’acheter la babiole…

  10. Jocelyne > ton témoignage apporte un bémol à mon récit plutôt enthousiaste, et je n’ai même pas encore raconté mes virées dans le souk de Marrakech… Je ne suis restée que 6 jours au Maroc et dans une région bien étroite, je manque donc d’expérience sans doute. Dommage pour tes amies du rallye ; et ça soulève de nouveau le débat « faut-il donner ou non ? »… Je me pose toujours la question.

    Jline > comme quoi tout dépend des rencontres que l’on peut faire. Certains ont moins de chance que d’autres. C’est partout pareil. Prochain article ? Dès que j’aurai le temps de l’écrire !
    ;-)

    Pierrard > le peu que j’ai vu du Maroc m’a vraiment plu en effet. Et oui, le comportement de certains touristes reste affligeant. Et cela induit du harcèlement dans d’autres pays, comme en Egypte par exemple où on ne peut faire un pas sans s’entendre demander des €. Pénible au bout de quelques jours. Ce n’est pas encore comme cela au Maroc, même si on m’a souvent demandé de l’argent pour avoir le droit de prendre une photo, ce que je refuse toujours.

    Corinne > hum… je dois avouer que pour la première fois depuis bien longtemps j’ai senti à Marrakech des mains baladeuses sur mon arrière-train !!!… Dans le métro parisien j’avais pris l’habitude de tordre les doigts du coupable. Vas savoir pourquoi je n’ai pas osé cette technique dans le souk de Marrakech ?…
    ;-)

    Il est vrai aussi qu’il est parfois un peu pesant d’être une femme dans le souk. J’ai entendu un million de fois « la gazelle », et ça ne me gêne pas. Et si en Egypte on voulait m’acheter pour 22 millions de chameaux, à Marrakech ils proposaient « 4 Ferrari, un riad et un million de chameaux ». Je me demande combien de millions de chameaux coûte une Ferrari !…

    J’ai pourtant réussi à vivre quelques expériences vraiment sympa, dans Marrakech, et à l’extérieur. Pour faire mes photos et me déplacer rapidement et confortablement je me promène comme toi en pantalon et tee-shirt décent (pas de décolleté et manches courtes). Et la photo m’impose le sac à dos lourd sur les épaules et donc sur le bas des reins, ça dissuade les plus timides.
    ;-)

    J’ai surtout été contrariée très vite par le ton quasi hargneux des hommes qui refusaient la permission d’être pris en photo. J’ai au moins la délicatesse de demander l’autorisation, un simple refus me suffit. Au bout d’un moment on m’a conseillé de ne pas demander aux hommes portant une barbe : Musulmans, ils refuseraient. Je n’ai pas vérifié cette explication, j’ai juste obtempéré pour avoir moins de refus. Les femmes sont moins agressives pour dire non, et les Marocains plus âgés sont souvent gentils, vraiment agréables et accueillants.

    Et comme toi, je craque parfois sur des bricoles que je ne peux refuser d’acheter quand la misère est trop évidente… En même temps, j’ai l’impression de corrompre en achetant trop cher ce qu’ils vendent. C’est un cercle vicieux : comment avoir la bonne attitude et faire la bonne action ? Pas évident.

  11. Bonjour la gazelle,
    Ca a l’air superbe et ça doit changer du souk à Marrakech wesh wesh !
    J’adore la photo de la cuisine-pièce à vivre.

  12. Entre gazelles… ;-)

    J’ai vraiment beaucoup aimé cette journée en dehors de Marrakech, plus « terre à terre » si j’ose le jeu de mots tant j’ai bouffé de la poussière ce jour-là. Et cette rencontre avec cette femme est de celles que j’aime : celles du coeur ou de la curiosité, une invitation d’une femme à une autre femme de deux mondes différents. C’est cela qui m’enrichit au cours de mes voyages…

    Je suis sûre qu’il en est de même pour toi !

  13. Superbe balade. Ton récit transporte vraiment,
    surtout quand on est originaire de cette magnifique region,
    sauf qu a partir de tighdouine c est impossible de voir le TOBKAL, mais les massifs du ZAT sont aussi beaux que le TOBKAL l ai.
    merci encors.

  14. Merci Youssef ! Même sur Google Map j’avais du mal à déterminer l’emplacement exact de ce village perdu au fond des montagnes, et je n’étais pas certaine qu’il s’agissait du Tobkal. Merci d’avoir rectifié, les commentaires sur les blogs servent aussi à cela !

    Et bienvenue sur les pages d’Un Monde Ailleurs…

  15. bjr.
    merci, meme si je ne sais meme pas encors comment publier un articles sur ce site.
    pour ce magnifique village de TIGHDOUINE il se trouve a une 60iene km de marrakeche sur la route de OUARZAZATE. il est deficile a localiser sur Googlemaps, pareceque ils lui ont donner un autre nom ARBAA TALATAST, je l ai localisé, vous pouver y acceder de cette adresse:

    http://maps.google.fr/?ie=UTF8&ll=31.428718,-7.525216&spn=0.004641,0.009624&t=h&z=17

    et j ai des doutes sur l origine du mot TGHDOUINE que vous avez evoqué, moi j ai une autre version, mais je vais me rensigner chez mes parents, ils ont grandi labas.

    enfin je me demande est ce que vous etes un photographe professionnelle? et vos phtos sont un copyriths? .
    c est sur que vous en avez d autres, je me demande est que je peut les avoir?

    merci.

  16. Je suis amoureuse de ce magnifique pays depuis 2001, date de mon premier voyage en 4/4 et cellule … en dehors des circuits touristiques.
    La lecture de ton voyage m’a transportée. Marra, les villages et routes improbables, l’anachronisme entre la rude vie en campagne et l’appel de l’occident dans les villes, les enfants, les gens, les couleurs et odeurs, c’est tout cela que je retrouve avec un grand plaisir dans ton récit.
    Je t’ai mis le lien direct sur la page trivago de ce beau pays. Viens continuer à voyager, virtuellement, et retrouver les opinions, centaines de photos, récits qui nous font rêver en attendant d’y retourner et peut être y poster tes propres contributions !

  17. Youssef > j’ignore pourquoi je n’avais pas lu votre commentaire auparavant, je crois que j’étais en voyage aux Etats-Unis au moment où vous l’avez publié, mais je suis impardonnable…

    Merci pour ces précisions, j’ai eu effectivement du mal à localiser Tighdouine sur Google et mon appareil photo de l’époque n’affiche pas les coordonnées GPS.

    Oui, je suis photographe professionnelle. Et vous pouvez voir d’autres photos sur ma galerie, ici :
    http://www.photosmondeailleurs.com/

    :-)

    11oriane > un « voyage en 4/4 et cellule… » ??? Qu’est-ce que cela signifie, il faut m’en dire davantage…

    J’ai également été frappée au Maroc par la dichotomie entre le tourisme très marqué à Marrakech par exemple et la vie locale, rurale, très authentique, à moins de 40 km de cette grande ville. Les Marocains ont aussi une attitude différente envers le voyageur, ce fut un vrai plaisir d’échanger un peu avec eux au cours de cette escapade en montagne. J’y retournerai bien volontiers…

    Merci pour Trivago, je n’ai plus beaucoup de temps pour surfer sur les Forums, et quand je le fais, si je publie un commentaire (très détaillé souvent), je me fais taper sur les doigts par les modérateurs qui pensent que je viens le faire pour me faire de la promotion avec ma signature électronique… Je ne crois pas que les autres lecteurs / commentateurs ont le même problème, mais je dois faire peur (?!), c’est la seule explication que j’ai trouvé à cette réaction quasi agressive d’un modérateur de Forum de voyageurs. Depuis, je lis, mais je ne dis plus rien !

    Après tout j’ai mon blog pour m’exprimer, mais c’est dommage, j’aimerais bien partager aussi avec des lecteurs qui n’ont pas particulièrement le temps de lire Un Monde Ailleurs et auxquels je pourrais offrir quelques avis sur de nombreuses destinations.

    :-)

  18. :o )
    Un grand mystère pour qui n’a jamais expérimenté le 4/4 et la cellule !
    C’est la version routard du camping car …. que je réserve pour mes vieux jours, en fait.
    Il s’agit d’un module amovible qui se pose à l’intérieur de la benne arrière du 4/4, comprenant une capucine avec un lit deux personnes, une minidouche et wc (utile quand le désert ne permet pas de se cacher derrière un arbre et nettement plus écologique), les placards, table et bancs et mini cuisinette.

    Le grand avantage, bien sûr, est que l’on peut dans les grandes villes aller se stationner dans un camping (pas possible de faire autrement), poser la cellule et tourner avec le 4/4 seul, ce qui s’impose avec la circulation que l’on connaît.

    Mais ailleurs, c’est à dire sur vraies pistes (et parfois pistes qui n’existent plus lol), dans le désert, la montagne, d’être totalement autonomes avec réserves d’eau.
    On avance beaucoup moins vite certes, on passe notre temps à faire des photographies et rencontrer les gens, on se perd dans de minuscules villages ignorés du tourisme, ou carrément derrière les dunes de chigaga ou de l’Erg Léhoudi,bref, vraiment immergés dans ce beau pays et ses anachronismes.
    Ahhhhhhhh le paysan avec sa charrue du moyen âge, ou le berbère sur sa mobylette antique en plein désert … le mobile à la main :o )
    Bon, en même temps, pas vraiment moyen de communiquer autrement.

    Penses-y tout de même, tes photos sont vraiment trooooooooop magnifiques !

  19. Cellule / camping-car, je connais l’engin mais j’ignorais le nom ! :-)

    C’est une formule qui me plait bien, et le Maroc me semble en effet particulièrement adapté. Je crois qu’il est possible de louer ce type de maison ambulante en version 4×4 dans des pays à ambiance safari tels le Botswana par exemple. Il me semble bien avoir vu passer cela dans les brochures d’agents de voyages.

    Quant au Berbère avec le mobile en mains… j’ai eu la même expérience avec des Inuits au Groenland ! Fini les igloos, bonjour la technologie ! Mais qui leur en voudrait ?…

    :-)

  20. Vraiment magnifiques ces photos. J’aime beaucoup voir le côté traditionnel du Maroc et pas uniquement les plages avec les centre touristiques ultra modernes. La nature elle-même au Maroc est magnifique et les habitations traditionnelles et les vieilles villes sont sublimes à voir. La vie au quotidien avec ses couleurs est vraiment quelque chose qui me fascine.

  21. La pub dit « il y a des voyages qui font grandir l’âme » et c’est vrai. Le Maroc est tellement proche de nous géographiquement mais tellement différent, riche. J’ai eu l’opportunité de passer trois semaines à Errachidia (aux portes de l’Atlas) en chantier humanitaire et je pense que c’est de loin l’un de mes plus beau souvenir de voyage. Après 8 h de trajet en bus, je me demandais bien où on pouvait m’emmener… et finalement la surprise n’en a été que plus belle ! On oublie souvent que le bonheur est dans les choses simples. Continuons à voyager pour se souvenir de cela…

    • Il y a des voyages qui vous marquent du sceau de la découverte, d’autres qui vous font grandir… Il s’agit beaucoup aussi de sensibilité personnelle, de notre propre expérience, de notre culture. Je comprends que le Maroc fasse partie de ces destinations qui peuvent avoir un impact.

  22. Voilà bientôt 40 ans que je vais régulièrement au Maroc, avec ma petite voiture et 3 sous..mes amis, je les ai rencontrés à 20 ans, ils s’appellent Aziz, Hamou, Attika et Ghazi. Ils habitent Errachidia, Tinghir ou Fes. Avec eux,j’ai tissé des liens profonds pendant toutes ces années, j’ai succombé à leur gentillesse et à cet accueil si généreux qui n’attend aucun retour. Et puis, de famille en famille, j’ai découvert leur mode de vie et surtout cette sérénité qui me transforme à chaque fois. Les heures sont suspendues, le silence n’est nullement pesant et j’y savoure le sentiment d’y être mêlée et intégrée. j’ai ainsi pu vivre dans ma tente au bord d’un lac dans le Haut Atlas, avec un ami marocain, entourée de chiens sauvages qui dansaient la nuit leur sarabande. Pour seuls compagnons,quelques bergers entrevus dans la journée, pour salle de bain le lac,pour ciel des milliards d’étoiles si proches, pour diner des sardines à l’huile, quelques tomates et de la kesra (galette de pain). Je ne peux décrire cette sensation enivrante de solitude, d’appartenance à la nature, et de la valeur retrouvée de chaque objet indispensable à la vie. Une rencontre y devient un moment inoubliable..voilà mon Maroc à moi

    • Merci pour ce beau témoignage en faveur du Maroc !

      Le seul fait de lire votre commentaire donne envie de partir en découvrir davantage au Maroc en sortant des sentiers battus, ce que vous avez fait.

      Bienvenue sur les pages d’Un Monde Ailleurs… :-)

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