Les 10 situations qui me crispent en voyage

alĂ©as du voyageAu moment oĂą je prĂ©pare mon dĂ©part pour l’Australie, et alors que mon rĂ©dacteur en chef vient de m’appeler pour me dire « j’aimerais bien publier ton article sur la Mer Rouge dans le prochain numĂ©ro de Plongeurs International, tu peux me l’envoyer avant ton dĂ©part ?« , crĂ©ant un petit surcroĂ®t d’adrĂ©naline au panthĂ©on de mon stress, je songe Ă  quelques Ă©vĂ©nements parfois dĂ©sagrĂ©ables qui peuvent survenir au cours d’un voyage et je me dis que nous pourrions sans doute comparer nos expĂ©riences…

Avion privé au Botswana


Alors dans le désordre, et au gré de mes souvenirs, voici ce qui me fait littéralement grincer des dents au cours d’un voyage :

  • le passager indĂ©licat derrière moi qui s’agrippe Ă  mon siège cinquante fois (au moins !) quand il se lève pour arpenter le couloir au cours du vol Singapour / Paris, et qui parfois s’accroche Ă  mes cheveux au passage…
  • le restaurateur qui vous laisse consulter sa carte allĂ©chante pour, au moment de prendre la commande, vous Ă©numĂ©rer tout ce qui n’est plus disponible en cuisine (70 % de la carte et la totalitĂ© de votre choix !)…
  • l’hĂ´tel qui m’annonce que notre chambre n’a pas Ă©tĂ© rĂ©servĂ©e quand nous dĂ©barquons au fin fond de nulle part dans le Cantal (et que l’hĂ´tel est plein, sinon ce ne serait pas drĂ´le)…
  • l’agent Air France qui, penaud, m’annonce que mon Paris / Marseille est en surbooking alors que j’arrive tout droit de Johannesburg et que je rĂŞve de rentrer enfin chez moi (rĂ©sultat, une journĂ©e passĂ©e Ă  traĂ®ner dans l’aĂ©roport)…
  • ma tĂŞte sur la photo d’identitĂ© exigĂ©e par les autoritĂ©s amĂ©ricaines pour le passeport Ă©lectronique : gros plan, interdiction de sourire, front et oreilles dĂ©gagĂ©s, une horreur ! MĂŞme sous la torture je ne la montrerais pas ! Pour le coup nous avons tous l’air de terroristes en puissance !…
  • le manque d’espace pour les bagages dans les TGV. Les concepteurs ont du imaginer que les passagers prendraient le TGV comme on prend le mĂ©tro, avec un seul sac Ă  main…
  • la compagnie aĂ©rienne qui n’embarque que 15 Ă  20 kilos de bagages par personne sur une destination plongĂ©e : de qui se moque-t-on ?!…
  • la passagère du vol Boston / Paris qui vient rire comme une crĂ©celle avec ses copains installĂ©s derrière moi et juste au moment oĂą je m’endormais sur le vol de nuit. J’ai eu envie de la bâillonner avec son foulard et de la suspendre au portemanteau dans les toilettes de la Business, et je n’Ă©tais pas la seule…
  • le joint qui claque Ă  dix mètres sous la surface, quand votre binĂ´me est dĂ©jĂ  loin devant et que vous entendez votre air s’épuiser Ă  la vitesse du son en gros bouillonnements sur votre nuque alors que vous attendiez impatiemment cette plongĂ©e pour dĂ©couvrir enfin vos premiers hippocampes pygmĂ©es !…
  • l’hĂ´tesse trop zĂ©lĂ©e qui, avisant mon petit sac Ă  dos (avec matĂ©riel photo) et ma mallette de transport de PC me dit que l’un des deux devra passer les deux heures trente de vol au-dessus du Nord Groenland en soute ! (et je ne me suis pas laissĂ©e faire, le PC a passĂ© le vol dans la cabine de l’hĂ´tesse)…
  • le GPS de la voiture qui vous fait tourner en rond parce qu’il est incapable de prendre en compte les travaux qui encombrent la ville depuis bientĂ´t trois ans !…
  • l’hĂ´tesse qui ânnone mĂ©caniquement « chicken or beef ? » et qui sans attendre votre rĂ©ponse vous dĂ©pose d’autoritĂ© le beef puisqu’il n’y a plus de chicken ! Et dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, j’aimerais qu’on cesse de vouloir me forcer la main quand je refuse le vin sur mon plateau : je ne bois pas de vin, je ne remplis pas mon sac avec les mignonnettes d’alcool et je n’ai aucun besoin d’incitation Ă  la dĂ©bauche, mĂŞme en vol !…
  • le nouveau masque de plongĂ©e qui continue Ă  s’embuer alors que vous avez dĂ©jĂ  tout essayĂ© (dentifrice sur la vitre, produit antibuĂ©e, salive, produit de vaisselle, etc…) et qu’avec des lentilles de contact le rinçage de masque est une opĂ©ration alĂ©atoire par – 25 mètres…
  • le restaurant du bout du monde et dans lequel, affamĂ©(e), vous vous prĂ©cipitez pour dĂ©guster des petites tropicalitĂ©s, pour vous retrouver avec une carte proposant six pizzas, au choix !…
  • la couverture d’avion qui sent parfois le vomi quand vous la dĂ©pliez ! C’est rĂ©pugnant et je suis sur le point de m’offrir un châle pour m’envelopper comme une momie dans un ocĂ©an de fraĂ®cheur bien Ă  moi…
  • le radar stupide qui vous flashe Ă  la sortie du Ă©nième tunnel aux alentours de Monaco pour une diffĂ©rence de 2 km / heure !!! Et puisque je parle de radar, autant pester aussi contre les limitations de vitesse anarchiques qui valsent du 130 au 110, puis 70 pour revenir Ă  90 avant de redescendre Ă  50 (des travaux) et revenir Ă  110, le tout en moins de quatre minutes, et en pleine nuit ! Essayez de garder une vitesse infĂ©rieure Ă  celle autorisĂ©e dans ces conditions !…
  • le caĂŻd qui roule des mĂ©caniques sur le bateau de plongĂ©e, exhibant matĂ©riel et combi high-tech, et qui, quelques minutes plus tard, fracasse les coraux Ă  chaque coup de mollet gonflĂ© au Nitrox…
  • les tartes au chocolat (l’une de mes petites faiblesses) qui n’en ont que le nom dans 98 % des restaurants du monde entier ! S’il vous plait messieurs les cuisiniers, faites un stage Ă  La Maison du Chocolat pour savoir ce qu’est une vraie tarte au chocolat (et pour Pâques, c’est par ici)…
  • l’alèze en caoutchouc glissĂ©e entre le matelas et le drap housse dans certains hĂ´tels qui se veulent un peu trop prĂ©cautionneux : j’ai l’impression de dormir sur une couche culotte et l’odeur du caoutchouc perturbe mon endormissement !…
  • les coqs du monde entier qui s’égosillent Ă  n’importe quelle heure du jour et de la nuit partout dans le monde : je garantis que les coqs ne chantent pas au lever du jour, mais bel et bien en pleine nuit !…
  • le moniteur de plongĂ©e qui fait du promène-couillon sous l’eau depuis des lustres et qui ne veut pas en dĂ©mordre : au bout de la cinquième plongĂ©e avec lui (et en gĂ©nĂ©ral trois sur le mĂŞme site) j’ai envie de lui faire avaler son tuba et de lui demander combien il paie le poulpe qu’il chatouille chaque jour au mĂŞme endroit…
  • les indĂ©licates qui se parfument dans les toilettes en fin de vol de nuit, juste avant le service du petit dĂ©jeuner : mesdames, votre parfum est personnel, ne l’imposez pas Ă  400 passagers, et comprenez qu’il ne dissimulera pas la douche que vous n’avez pas pu prendre…
  • le chauffeur de taxi qui me pose cinquante questions entre l’aĂ©roport et le pĂ©riphĂ©rique, tout cela pour aboutir Ă  « et votre mari il fait quoi ?« . Et ça se croit subtile…
  • passer quatre semaines Ă  Bali et ne pas trouver une seule journĂ©e pour pouvoir faire un brin de shopping !…

 

Voilà, je crois que j’ai un peu débordé des dix situations annoncées en préambule, mais je suis certaine que vous avez envie d’en ajouter quelques-unes bien à vous. N’hésitez pas, si d’autres me reviennent en tête je reviendrai les lister également !

 

 

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16 commentaires pour Les 10 situations qui me crispent en voyage

  1. Denis on 22 mars 2008 at 9 h 30 min

    J’ai ai connu beaucoup de semblable.
    Il y a aussi le mes complètement bourré en avion juste à côté de toi qui dit n’importe quoi et toi tu prie pour qu’il ne vomisse pas.
    Le furieux derrière toi qui ne veux pas que tu rabattes ton siège.
    Les gens qui se précipitent dans l’avion dés son ouverture alors que les places sont réservées..

    Et effectivement toujours ses 20 kg de bagages tout simplement impossible pour un plongeurs.
    Et encore je n’ai pas pris l’avion depuis presque deux ans. Car j’ai un sac à dos (le snorkeling de Cressi) beaucoup plus gros qu’un sac à dos normal dans lequel je range : ordi de plongée, phare et détendeur). Et hors de question que je laisse ça en soute vu le prix. Mais j’ai peur qu’un jour on me dise stop.

  2. Yves on 22 mars 2008 at 11 h 43 min

    J’ai ri du dĂ©but jusqu’Ă  la fin. :)
    Toutes ces situations sont véritablement burlesques.
    J’imagine ton visage Ă  chaque situation avec sa grimace adĂ©quate.
    Grand moment d’humour !!!
    Juste avant de partir pour un voyage de 24 heures mini, ça promet !!
    Merci

  3. Un Monde Ailleurs on 22 mars 2008 at 12 h 41 min

    Denis > en ce qui concerne ton sac Ă  dos avec phare et dĂ©tendeur, je crains effectivement qu’un jour il t’arrive la mĂŞme mĂ©saventure qu’Ă  moi un soir avant d’embarquer sur un vol vers Paris depuis La RĂ©union pour passer NoĂ«l en France. Ces petits malins se doutaient sans doute que nous serions « pleins » de menus cadeaux qui pèsent leur poids. Et ils avaient installĂ© une grosse balance juste avant le passage en douane : ils pesaient tous les bagages Ă  main et tout ce qui dĂ©passait les 5 kg règlementaires du bagage en cabine Ă©tait considĂ©rĂ© comme du surcroĂ®t de bagage… Je suis passĂ©e Ă  la caisse… en ce qui concerne « Le furieux derrière toi qui ne veux pas que tu rabattes ton siège » j’ai vĂ©cu le contraire, la folle devant moi qui ne voulait pas redresser son siège pendant les repas : tu te retrouves avec ton plateau contre l’estomac parce que toi tu as redressĂ© ton siège et tu as l’impression de prendre ton repas sur les cheveux de celle qui mĂ©rite une paire de claques… Mais j’ai horreur d’appeler le personnel navigant au secours, donc j’ai laissĂ© faire.

    Yves > heureuse de t’avoir fait rire !… :-)
    Et encore, en y rĂ©flĂ©chissant j’en ai oubliĂ© quelques-unes, comme les enfants mal Ă©levĂ©s qui cavalent dans le couloir toute la nuit et ne s’endorment qu’en arrivant au-dessus de Roissy. Ou les chauffeurs de taxi, adorables, sur Maurice mais qui refusent de dire que, non, ils ne savent pas oĂą se situe l’adresse que tu viens de leur donner (et tu tournes 1 heure en voiture alors que ton correspondant t’avait dit « c’est Ă  10 minutes de chez toi ! ». Etc… Et pour le voyage, je vais en avoir pour 23h30 de vol + l’escale de 2 heures Ă  Singapour, Ă  peine de quoi se dĂ©gourdir les jambes. Mais c’est le voyage le plus court que j’ai trouvĂ©… Et puis après ton voyage rĂ©cent en Nouvelle-ZĂ©lande, je crois ĂŞtre privilĂ©giĂ©e finalement ! ;-)

  4. henry on 22 mars 2008 at 14 h 53 min

    bien rigolé aussi avec au moins une expérience commune

  5. Un Monde Ailleurs on 22 mars 2008 at 16 h 36 min

    Je crois que tout le monde (ou presque) peut se retrouver dans ces petites anecdotes, c’est aussi ce qui m’a motivĂ©e pour l’Ă©crire… Et encore, je suis certaine que vous, lecteurs, n’osez pas vous lâcher !

    ;-)

  6. Un Monde Ailleurs on 22 mars 2008 at 17 h 01 min

    Petit listing complémentaire :

    - les passagers qui se lèvent avant mĂŞme que l’avion n’ait atteint le hub de l’aĂ©roport alors que le personnel n’a pas encore Ă©teint les signaux « gardez votre ceinture ». Il se passe encore au moins 15 mn avant que les passagers ne soient autorisĂ©s Ă  descendre lorsqu’il s’agit d’un vol long courrier, alors pitiĂ© Ă©vitez de faire tomber votre veste ou votre sac de duty free sur ma tĂŞte quand je reste assise bien sagement Ă  attendre que les plus excitĂ©s aient quittĂ© leur place…

    - le dragueur de service qui se croit obligĂ© de vous raconter pendant 11 heures qu’avec sa femme « ils sont très libres » alors que vous rentrez impatiemment retrouver un cher et tendre dont vous prĂ©fĂ©rez le regard…

    - l’attachĂ©e de presse de l’hĂ´tel de luxe qui vous fait admirer chaque tiroir de votre suite de trois pièces et deux salle de bains alors que vous mourrez d’envie de tester l’une des douches, n’importe laquelle !

    - les hĂ´tels qui annoncent 50 000 chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision dont 3 seulement sont gratuites (dont le canal privĂ© promo du groupe hĂ´telier). Les 49 997 autres sont entièrement dĂ©diĂ©es… au porno ! Bonne nuit ! Et tant pis si cette nuit-lĂ  vous dormez seul(e) !…

    - le restaurant fusion-food qui vous fait gober des confettis dispendieux Ă  vous faire regretter le Mac Do aperçu le matin-mĂŞme au rond-point prĂ©cĂ©dent !…

    ;-)

  7. Corinne on 25 mars 2008 at 21 h 42 min

    Moi aussi, j’ai bien ri ! Les histoires de fauteuil en avion ou de gosses hurlants Ă©tant les plus redoutables…
    :-)

    J’ajoute quelques « malĂ©dictions » de mon cru, qui relèvent de la catĂ©gorie « situations crispantes » :

    1 – la malĂ©diction du groupe de « mal Ă©levĂ©s » qui parlent fort, faisant des commentaires dĂ©sagrĂ©ables sur tout, se plaignant de tout, avec des relents de colonialisme primaire et de supĂ©rioritĂ© occidentale: la population locale, la bouffe, l’hĂ´tel, les transports, le climat, les prix, etc. rien ne va. Ă€ se demander pourquoi ces gens-lĂ  voyagent, si c’est tellement mieux « chez nous ». Juste pour le plaisir de critiquer? RĂ©sultat, vous avez tellement honte et peur d’ĂŞtre assimilĂ© Ă  ces compatriotes-lĂ , dans la file d’attente de l’enregistrement ou dans l’avion, que vous faites mine de ne pas comprendre ce qu’ils disent et s’ils sollicitent votre confirmation, vous rĂ©pondez en lâchement en anglais…

    2 – la malĂ©diction de la famille nombreuse qui est d’abord dans la file d’Ă -cĂ´tĂ© Ă  l’enregistrement et qui atterrit on ne sait comment Ă  « votre » comptoir, vous faisant encore attendre plus que de raison, le temps d’enregistrer leurs nombreux et volumineux bagages (si, en plus, il y a une valise dans le tas qui s’ouvre ou une poignĂ©e qui craque, c’est encore plus drĂ´le), alors que vous n’avez, de votre cĂ´tĂ©, qu’un malheureux petit sac Ă  doc Ă  poser sur la balance…

    3 – la malĂ©diction de l’homme trop sĂ»r de lui qui ne veut pas ĂŞtre traitĂ© comme un enfant et Ă  qui on ne demande pas, au moment du dĂ©part, comme on le fait d’habitude en compagne attentionnĂ©e, s’il a bien pris son passeport (on n’est pas sa mère), pour dĂ©couvrir, au moment de poser le sac au comptoir d’enregistrement dans un aĂ©roport parisien, qu’il a bel et bien oubliĂ© le fameux passeport… Ă  la maison, en Bretagne.

    4 – la malĂ©diction du gentil enquiquineur qui veut toujours taper la causette et apprendre plein de choses passionnantes sur la vie en France, avec vous, pile le soir oĂą vous avez dĂ©cidĂ© de passer une soirĂ©e peinarde en solo, tranquille sur la terrasse de votre bungalow, face Ă  la mer, pour mettre Ă  jour vos notes restĂ©es en souffrance, et qui s’incruste malgrĂ© toutes vos tentatives pour lui faire comprendre courtoisement mais fermement que vous n’avez pas du tout envie qu’il reste ni de lui parler plus longtemps…

    5 – la malĂ©diction de l’averse tropicale qui tombe d’un coup quand vous quittez un hĂ´tel, après avoir tellement bien refait votre sac, que votre vĂŞtement de pluie est soigneusement rangĂ© tout au fond, bien au fond, et qu’il faut tout ressortir pour le prendre… puis tout reranger. Sauf que lĂ , impossible de refermer le sac, vu qu’il y a des trucs qui ne rentrent plus.

    6 – la malĂ©diction du bus-frigo en climat tropical, quand vous avez oubliĂ© de prendre une petite laine (forcĂ©ment restĂ©e au fond du sac dĂ©jĂ  mis en soute) et que pour faire riche, le chauffeur a poussĂ© l’air conditionnĂ© Ă  fond… Avec sa variante: le bus prĂ©tendument climatisĂ© que vous devez prendre ne l’est pas du tout; rĂ©sultat, vous vous tapez des heures de route dans le souffle chaud et poussiĂ©reux des fenĂŞtres ouvertes…

    ;-)

  8. Myriam on 26 mars 2008 at 10 h 09 min

    Les connections entre vols. Parfois un simple retard sur un vol national compromet le vol suivant. C’est ainsi qu’Ă  Mexico nous avons vu dĂ©coller notre vol pour Paris et passer une journĂ©e sans savoir Ă  quand le prochain dĂ©part.

    Entre le Mozambique et l’Afrique du Sud, nous avons fait une halte improvisĂ©e au Krugger (sans pouvoir quitter l’avion), suivi d’un sprint entre l’aĂ©roport national et l’international de Jo’burg. Au final, on a pu embarquer mais sans nos bagages.

    Parfois, cela commence mal et fini bien. En transit au Cairo, en attente du vol hebdomadaire pour Port-Soudan, l’affichage des informations concernant le vol Ă  pendant plus de 8 heures annoncĂ© des retards, des annulations, pour finalement confirmer le vol vers 4 heures du matin. Autant dire que nous Ă©tions tous sur les dents (le sĂ©jour plongĂ©e au Soudan Ă©tait prĂ©vu pour une semaine) et morts de fatigue. Les tĂ©lĂ©viseurs de la salle d’attente diffusaient « la fièvre du samedi soir » et tous les passagers sont montĂ©s dans l’avion en dansant le disco. Le personnel Ă©gyptien amusĂ© par ce dĂ©filĂ© en a oubliĂ© de contrĂ´ler les billets. Un petit retard de plus pour effectuer un dĂ©compte dans l’avion.

  9. Un Monde Ailleurs on 26 mars 2008 at 12 h 50 min

    Corinne > depuis que j’ai rĂ©digĂ© ce petit article de nombreux autres exemples me reviennent en mĂ©moire, mais je crois que je vais en rĂ©diger un autre sur « mes pires souvenirs de voyage » et bien sĂ»r sur les meilleurs (qui sont les plus nombreux).

    Le groupe de mal Ă©levĂ©s et de râleurs impĂ©nitents (souvent Français…), j’ai connu aussi. Et comme toi, si j’ai trop honte, je fais semblant de ne pas comprendre et je parle anglais pour ne pas ĂŞtre associĂ©e Ă  leurs propos !… C’est moins vain que de tenter de leur expliquer qu’ils sont dans l’erreur.

    La malĂ©diction de la famille nombreuse… ayant vĂ©cu un certain nombre d’annĂ©es seule, j’ai surtout remarquĂ© que dans un aĂ©roport deux couples sur trois se chicanent ou se tournent carrĂ©ment le dos ! L’aĂ©roport, et ses formalitĂ©s, doivent ĂŞtre un grand moment de stress pour la plupart des couples. Ce devrait ĂŞtre pourtant un bon moment de plaisir anticipĂ©, Ă  deux…

    Le gentil enquiquineur… fatal, surtout pour une voyageuse solitaire, tu connais bien le problème. Il faudrait que ces messieurs comprennent que si nous voyageons en solitaire c’est souvent par choix. Sinon on part au Club Med !

    L’averse tropicale… normalement elle s’arrĂŞte aussi vite qu’elle a commencĂ© et il fait très chaud tout de suite après. Dans ce cas, pas question de risquer de mouiller tout le contenu du sac, au contraire : j’enlève un maximum de vĂŞtements et je garde le minimum sur moi, ça sèchera plus vite dans l’heure qui suit ! (tout en restant dĂ©cente…)

    La malĂ©diction du bus-frigo… j’ai connu un avion-frigo, la nuit de NoĂ«l 1999. Clim’ Ă  fond, impossible de la baisser. Le tout sur fond de « Jingle Bell » toute la nuit, et 10 heures de vol. RĂ©sultat : Ă  l’atterrissage aux Maldives, j’avais une angine naissante qui a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© en bronchite, et impossible de plonger pendant 8 jours !… Et pour la voiture sans clim’, j’ai le souvenir un peu sauvage d’une traversĂ©e entre Botswana et Namibie, fenĂŞtres ouvertes, poussière Ă  fond, et je ne sais quel engin mĂ©canique qui transformait le sol de la voiture en brasĂ©ro : impossible d’y laisser nos sacs Ă  dos ! Et Ă  l’arrivĂ©e, nous ressemblions Ă  des cowboys texans après 8 jours de transhumance…

    :-)

  10. Un Monde Ailleurs on 26 mars 2008 at 12 h 57 min

    Myriam > bonjour et bienvenue sur Un Monde Ailleurs ! :-)

    Ah, les connexions de vol… le plus savoureux est de les multiplier sur un seul parcours. Je me souviens d’un dĂ©part d’Orly vers le BrĂ©sil : quand nous sommes arrivĂ©s Ă  l’aĂ©roport un matin oĂą il neigeait (et bien sĂ»r avec des problèmes de circulation parce que 5 cm de neige rendent les Parisiens fous furieux), les bagagistes avaient dĂ©crĂ©tĂ© une grève surprise ! Nous avons compter les heures, depuis 9:00, jusqu’Ă  minuit… Nous avons dĂ©collĂ© de justesse avant la fermeture des pistes mais… Ă©videmment tous nos vols suivants Ă©taient dĂ©calĂ©s : une nuit improvisĂ©e Ă  Madrid, vol retardĂ© pour Salvador de Bahia le lendemain, journĂ©e perdue (quand on travaille, mais très bon souvenir) Ă  Salvador, escale prolongĂ©e Ă  Sao Paulo et un trajet de 3 heures de bus fait de nuit (donc impossible de filmer) entre Campo Grande et Bonito (Mato Grosso do Sul). L’enfer ! Merci les bagagistes…

    Par contre ton anecdote avec « La Fièvre du Samedi Soir » m’a bien fait rire, comme quoi on peut garder de l’humour en toutes circonstances…

    :-)

  11. Corinne on 26 mars 2008 at 14 h 48 min

    Rebonjour Marie-Ange,

    Tes commentaires m’ont bien faire rire de nouveau. Oui, j’avais oubliĂ© les couples qui se disputent Ă  l’aĂ©roport, c’est vrai, on en voit souvent… :-)

    Et tomber malade Ă  cause de l’air conditionnĂ© poussĂ© Ă  bloc, c’est toujours mon angoisse, moi aussi, vu que mes voyages sont pareillement orientĂ©s « plongĂ©e ». MĂŞme un petit rhume peut empĂŞcher d’Ă©quilibrer. Je ne fais plus l’erreur, dĂ©sormais, d’oublier ma petite laine au fond du gros sac en soute.

    Enfin, très bonne idĂ©e ton projet d’Ă©voquer « les pires souvenirs de voyage ». Quoi qu’en dise l’Homme, j’aime bien quand tes rĂ©cits ne sont pas uniquement axĂ©s sur les aspects qui font rĂŞver… C’est toujours intĂ©ressant de montrer l’autre facette du « rĂŞve » et les alĂ©as bien rĂ©els de certains pĂ©riples.

    ;-)

  12. Un Monde Ailleurs on 26 mars 2008 at 16 h 08 min

    Les pires souvenirs de voyage… je n’ai rien vĂ©cu de traumatisant en fait, j’ai eu de la chance. Mais disons que j’ai quelques souvenirs inconfortables (qui sembleront probablement bien mineurs Ă  quelques-uns d’entre vous). Et l’expĂ©rience personnelle racontĂ©e peut parfois rendre service Ă  d’autres…

    (PS : contre le froid dans l’avion, depuis ce malencontreux problème aux Maldives, dès que je m’installe je rĂ©clame une seconde couverture ; et je me dissimule sous la couverture pour dormir : d’une part je profite d’un peu d’intimitĂ© et peut m’endormir tranquille sans craindre le flash intempestif d’un collègue manquant de dĂ©licatesse – oh la bouche ouverte quand on est mort de fatigue -, d’autre part cela empĂŞche la clim’ de l’avion de sĂ©vir trop directement ! Remède souverain ! ;-) )

  13. Moi on 6 avril 2008 at 21 h 30 min

    Très amusante ta petite liste, c’est vrai qu’une fois dans les airs, les gens oublient souvent le respect et cela devient vite pĂ©nible la promiscuitĂ©…

  14. Un Monde Ailleurs on 6 avril 2008 at 23 h 58 min

    Hum… et comme je viens de passer 24h en vol et que je m’apprĂŞte Ă  en refaire autant dans le sens du retour, ma petite liste pourrait s’allonger de quelques exemples supplĂ©mentaires…

    ;-)

  15. Marie-Julie on 18 mai 2008 at 2 h 06 min

    Effectivement très drĂ´le! Moi aussi les bus-frigo ont failli me rendre dingue plus d’une fois (les pires sont en Asie Ă  mon avis). Mais aussi les bus en Afrique qu’on attend de remplir pour partir (mĂŞme si cela signifie quitter deux heures en retard – sans compter qu’on se demandent s’ils vont tenir le coup jusqu’Ă  destination!). Une fois, je me suis retrouvĂ©e coincĂ©e entre mes bagages et un homme qui trimballait une pièce de viande au bout d’une corde… Ă€ 35 degrĂ©s, je ne vous parle pas de l’odeur!

    Les «party animals d’avion» m’ont fait rugir plus d’une fois moi aussi, tout comme ceux qui s’accrochent aux sièges en tirant les cheveux…

    Mais bon, sans tout ça, on ne voyagerait pas non plus! ;-)

  16. Un Monde Ailleurs on 18 mai 2008 at 11 h 13 min

    Ou bien on irait moins loin !… ;-)

    Les alĂ©as du voyage, sur place, me dĂ©rangent moins : ça fait partie du folklore local en quelque sorte, et partie intĂ©grante de la vie des habitants, et j’observe beaucoup dans ce cas.

    Je suis nettement moins tolérante avec les Occidentaux dans les avions, au comportement si discourtois ou simplement irrespectueux des autres passagers.

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