Le dernier Tom Wolfe
31 juillet 2006 par Un Monde Ailleurs
Dans Lire et dire
On ne présente plus l’un des auteurs les plus lus de la planète. Mais avez-vous lu son dernier opus ?… Après le Bûcher des Vanités et l’Etoffe des Héros, Tom Wolfe commet un lourd pavé de 650 pages !
Moi, Charlotte Simmons est une étude assez poussée de l’expression des jeunes Américains pendant leur vie de fac. On y apprend que leur langage est aussi fleuri qu’un mimosa sous la neige, aussi évolué qu’un rat à l’état d’embryon : enlevez “fuck” de leur vocabulaire et ils se trouvent bien démunis. Etait-ce là nécessité d’en faire l’axe d’un roman ?… L’autre intérêt est d’y découvrir les dessous de la gestion des sportifs d’université : business oblige, leur intellect doit se résumer à obéir aux instructions de jeu du boss qui ressemblent davantage à de la politique qu’à du sport pur. Messieurs les basketteurs, remisez Socrate à l’ère du fantasme intellectuel !
Charlotte Simmons, jeune étudiante surdouée du fin fond de la Caroline du Sud, découvre avec incrédulité et désabusement les moeurs et motivations des jeunes “in” de l’Amérique d’aujourd’hui. Si quelques peintures de professeurs laissent espérer une réelle qualité d’enseignement, les portraits des générations futures se vautrant dans la grossièreté, l’alcool et le sexe font douter le lecteur d’un potentiel retour vers la grandeur pour la nation de JFK.
Mi-roman, mi-étude ethno, Moi, Charlotte Simmons laisse comme un goût d’incertitude…
Mots-clés :littérature





Commentaires
Laissez un commentaire...
et, attribuez une image à votre commentaire en cliquant sur gravatar!