Je suis dépitée !…
5 janvier 2007 par Un Monde Ailleurs
Dans Saveurs d'ailleurs
Famille recomposée oblige, nous avons 3 enfants à nous deux ; le mien vit la plus belle aventure de sa jeune vie à Sydney depuis quelques mois, les deux petits de l’Homme nous rejoignent à Marseille pour toutes les vacances scolaires, avec l’impatience de petits Parisiens amoureux fous du Vieux-Port et de la plongée qu’on pratique en Méditerranée…
Et quand les deux Schtroumpfs débarquent, je me mets en quatre pour leur cuisiner les menus hautement gastronomiques qu’ils préfèrent et je peaufine le poulet au curry et les sacro-saintes spaghettis bolognaise… Bon, à cet âge, nous en sommes encore à éduquer leur goût, mais il faut bien commencer par leur faire plaisir d’abord !…
Néanmoins, entre le ketchup (pouah…) et les Kidiboo (beuh…), je m’échine chaque fois à leur préparer un gâteau fait maison pour que l’odeur de pâtisserie flotte au retour d’une équipée VTT avec leur père, épuisé par les pneux à regonfler, genouillères à redresser et casques à resserrer. Et fièrement je les entends dire “mmm… ça sent le gâteau dans cette maison ! qu’est-ce qu’on mange ?!…“. Habituellement, je frétille de plaisir et leur glisse au goûter le quatre-quart aux abricots, le crumble aux poires ou le brownie aux noix de pécan. Gâteaux qui avaient les bonnes grâces de mon fils il y a déjà dix ans. Et qui feraient les délices de nos amis.
Mais, contrairement à leur père, ces enfants n’ont pas encore les papilles affutées du grand gourmet, et me laissent poliment les 3/4 de l’oeuvre d’art (il faut dire les choses comme elles sont !…) à disposition. Dans les bas-fonds du réfrigérateur. Jusqu’à leur retour vers la froide et grise capitale.
Alors à 16:00 aujourd’hui, lorsque l’Homme est sorti, fanfaronnant avec ses deux miniatures sous le bras pour la grande équipée du jour, j’ai sorti frauduleusement du haut du placard la terrible boîte Balsa (Francoprusse ?!) que j’avais achetée la semaine dernière sur la pointe des pieds, et je me suis décidée : depuis une semaine j’ai à peine eu le temps de voir le jour, pas eu un instant pour travailler sérieusement sur l’ordi, et devant les 60 mn (pas une de plus, je le savais !) qui m’étaient inopinément allouées, j’ai craqué !
J’ai allumé le four à 210°, déposé le papier de cuisine au fond du moule, battu les 4 oeufs entiers avec la poudre chocolatée tout juste extirpée du sachet, glissé la pâte grumeleuse (le mode d’emploi indiquait qu’elle devait le rester !) dans le moule, et hop ! au four pour 10 mn !… Ok, j’ai rajouté 5 mn de cuisson supplémentaires. Mais convenez que 5 mn de préparation + 2 allers/retours bureau-cuisine pour obtenir 54 mn de disponibilité devant le PC, c’est royal !!!…
Mes scrupules de fine cuisinière (on le dit, on le dit…) se sont ravivés lorsque j’ai entendu le “oh, ça sent le chocolat ici !…” de l’aîné et le “tu as fait un gâteau au chocolat ?” de la petite. Sans trop de fierté j’ai confirmé (sans m’étendre davantage) : “un fondant chocolat-noisettes“. Les deux frimousses se sont éclairées. J’ai hésité à avouer mon forfait de lèse-gastronome à l’Homme, et devant son exaspération causée par une pompe à vélo high-tech, j’ai décidé qu’il avait d’autres chats à fouetter…
Le pire, c’est que les enfants (et le père) ont apprécié ce “gâteau” fast-bouffe. Le pire, c’est que je n’ai pas osé jeter un oeil sur la composition de cette poudre magique. Le pire, c’est que je ne le ferai surtout pas !
Ils se sont régalés.
Faute avouée, est à demi pardonnée, n’est-ce pas ?… Parce qu’après tout, l’Homme lira cet article dans une heure ou deux.
Dites-moi, avez-vous aussi testé ces trucs prêts à cuire ? Je suis sûre que vous ne l’avez peut-être pas encore avoué !!!… Allez, confessez-vous !…
Mots-clés :gastronomie





Commentaires
Laissez un commentaire...
et, attribuez une image à votre commentaire en cliquant sur gravatar!