L’équipe Pacifique
19 juin 2007 par Un Monde Ailleurs
Dans Lire et dire
Je n’ai pas l’habitude de le faire, et vous ferez davantage connaissance avec eux lorsque vous pourrez lire le site web de l’émission qui sera mis en ligne prochainement par France 5, mais j’avais envie ce soir de rendre hommage à notre équipe de tournage pour cet épisode dédié au Pacifique. Parce que nous venons de vivre déjà dix jours ensemble et qu’ils bossent tous comme des fous pour vous ramener des images destinées à vous plaire avant tout, au service d’une histoire écrite par l’Homme. Alors laissez-moi vous les présenter, de gauche à droite :

Patrick Luzeux qui ne lâche jamais sa précieuse caméra, l’un des rares réalisateurs que je connaisse à se promener partout y compris dans les aéroports avec sa caméra prête à tourner (et non pas rangée précieusement dans sa housse, ce qui serait également légitime). Si le moindre événement se produit, si un tout petit signe se présente, il n’a qu’à appuyer sur le bouton “record”… Je l’ai vu glisser plusieurs fois dans la boue, caméra sur l’épaule, en pleine forêt marquisienne, se rattraper à une branche d’arbre qui passait là pour se remettre sur pieds d’un coup de reins sans cesser de filmer. Il a aussi le contact très facile avec les populations, et se montre respectueux avec ses intervenants, réussissant à obtenir toute la collaboration nécessaire à l’enregistrement d’une séquence. Bosseur acharné, nous nous demandons parfois s’il ne serait pas le petit frère de Luc Marescot, autre réalisateur de talent qui a mis l’Indonésie en images pour nous…
Stéphane Martin, qui à la descente de ce vol en provenance de Los Angeles puis des Fidji, ne sait pas encore qu’il va devoir se battre pendant quatre jours pour retrouver la trace de cinq bagages égarés par la compagnie aérienne (dont le sien !). Stéphane fut moniteur de plongée à Moorea pendant deux ans, entre autres activités antérieures, avant de devenir régisseur pour des productions télévisées. Une expérience encore récente dans ce métier, mais plein de bonne volonté, il dit rarement non à nos demandes parfois farfelues (mais légitimes !). Il gère toute la logistique de notre tournage, frappe à nos portes pour nous réveiller le matin, et sert aussi d’assistant à notre réalisateur quand il peut nous accompagner sur le terrain.
Pascal Jagut, le compère de l’opérateur de prise de vues sous-marines, un peu éteint à la descente de cet avion par le somnifère qu’il a pris à Los Angeles pour s’assurer un repos bien mérité (en oubliant qu’il ne fallait en prendre qu’un demi…). Passionné de photo sous-marine, le qualifier d’assistant sous-marin serait réduire ses fonctions à la plus stricte expression ; Pascal est le complément indispensable à la bonne préparation de tout le matériel nécessaire aux images subaquatiques : il contrôle, entretient, sécurise, visse, serre, tout ce qui passe sous l’eau avant d’assurer lui-même l’éclairage sous-marin sous la surface. Doté également d’une grande gentillesse, il s’assure spontanément du confort de chacun et veille indifféremment sur tous les plongeurs de l’équipe tout en gardant, malgré lui, un œil sur la sécurité de l’animateur, sur terre et sous l’eau.
Denis Lagrange, avec un constant sourire aux lèvres et un sens de l’humour qui ne se dément pas, opère sous l’eau : ce sont ses images sous-marines que vous admirerez en août lors de la diffusion de l’épisode. Cartésien, il s’informe, anticipe, planifie. Et exécute. Avec l’aide de Pascal il fait parfois jusqu’à quatre plongées par jour pour rapporter la séquence qui convient, s’acharnant jusqu’à la dernière minute pour rapporter plus d’images, plus de comportement animalier : dauphins péponocéphales des Marquises, raies mantas, mais aussi grottes, anguilles, crevettes et langoustes, oursins et alcyonnaires, il voit tout, il filme tout. Volontaire, il gère ses plongées comme le bilan du contrôleur de gestion qu’il fut dans le passé. Ce qui lui permet de limiter l’inutile pour mieux se consacrer à l’essentiel…
Alexandre Bar (en arrière-plan) nous rejoint ici pour nous accompagner sur la seconde partie de ce tournage. Arrivant directement de Paris via Los Angeles où il nous a retrouvés, il souffre du décalage horaire qui va lui permettre de s’occuper personnellement de notre petit déjeuner dès le premier jour aux Tonga (quand on se réveille spontanément vers 3 ou 4:00 du matin pendant plusieurs jours…). Producteur délégué en charge de la série, il a la haute main sur le budget et surveille d’un oeil la préparation de nos tournages (assurée de main de maître par Nicolas Méliand et Aline Gripon à Paris, fine équipe indispensable qui nous assiste également à distance quand nous sommes en tournage).
Francis Le Guen, auteur et animateur de la série, est concentré sur une nouvelle séquence qu’il vient d’écrire pendant ce vol et dont il a débattu avec son réalisateur et ami. Un tournage est en perpétuelle évolution et l’auteur doit parfois improviser avec la matière brute qui se présente à l’équipe en fonction des aléas de la logistique parfois, de la présence ou non des animaux, mais aussi de la météo et des conditions en mer. Ce qui implique une collaboration étroite avec le réalisateur qui s’applique à mettre en images la vision de l’auteur pour traduire son histoire en couleurs. Francis est le seul à avoir une double fonction, sur tous les tournages, puisqu’il est également l’animateur de cette série : sur terre et sous l’eau, il montre, démontre, rencontre, raconte.
Enfin, Jean-Baptiste Benoît, stoïque en toutes circonstances, veillant en permanence avec sa mixette (le petit sac vert…) qui lui permet d’enregistrer n’importe quel son dans n’importe quelles conditions. Avec le caractère le plus stable de notre équipe, notre ingénieur du son n’a jamais un mot plus haut que l’autre ; son métier lui permet-il d’apprécier la valeur du silence ?… Sans aucun doute. En permanence derrière l’épaule du réalisateur, il dégaine perche et micros en moins d’une minute et capte aussi bien le bruit du ressac que la phrase-clé de l’invité interviewé. Jean-Baptiste est également un sportif accompli et ne rechigne jamais devant l’escalade d’une paroi abrupte ou une marche de forçat dans une forêt tropicale sous la pluie et dans la boue.
Reste ma petite personne à ajouter à cette équipe et vous aurez un aperçu complet des compétences de chacun pour ce nouvel épisode.
Mots-clés :Carnets d'Expédition, Tonga, TV






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