Si vous êtes abonné(e) au blog du magazine Repérages Voyages, pardonnez-moi de me répéter ici mais puisque le blog du magazine est tout récent il me semble nécessaire d’informer également les lecteurs d’Un Monde Ailleurs que j’ai mis en place la semaine dernière un sondage qui me sera extrêmement utile pour optimiser le contenu de Repérages Voyages, votre magazine gratuit. Ce sondage est en ligne : ici.
Le 8ème numéro du magazine en ligne Repérages Voyages est paru comme je l’indiquais dimanche dernier sur le blog du magazine : blog Repérages Voyages que je vous invite à rejoindre dès que possible afin d’être informé(e) de la mise en ligne de chaque nouveau numéro.
Je me sentais un peu frustrée entre deux numéros du magazine Repérages Voyages, et vous aussi. La préparation d’un magazine correspond à une phase de travail intensif pendant laquelle on focalise sur un unique but : être capable de sortir 120 pages à une date que l’on s’est fixée en essayant d’offrir le meilleur aux lecteurs. Pendant les dernières 24 heures on se promet que « c’est le dernier, après j’arrête ! ».
La période de fêtes de fin d’année approche et avant de vous laisser profiter en famille et entre amis je tenais à vous offrir le cadeau de toute l’équipe du magazine : Repérages Voyages n.7 est paru !
Jusqu’à présent au cours de ces 8 années de publications sur ce blog de voyages chaque fois que je partais je vous l’annonçais ici la veille. Chaque fois je dévoilais la destination, en détaillant un peu mon programme à venir pour vous allécher, pour vous inciter à revenir me lire dès le lendemain. Chaque fois je partais pour une destination, rarement deux, à la faveur d’une escale de quelques jours sur le chemin du retour. Cette fois c’est différent. Cette fois je suis partie pour un long voyage…
J’ai testé la compagnie easyJet pour la première fois début novembre pour aller à Glasgow. Pourquoi ai-je tant tardé à voyager sur une compagnie low-cost ? Parce que le poids des bagages y est restreint et parce que je n’aime pas les formules « tout est en option », ce qui occasionne souvent des surprises désagréables côté budget. Néanmoins, et je ne suis pas sponsorisée pour l’écrire : j’ai été agréablement surprise !
Voici donc le tout premier numéro Hors Série de votre magazine online Repérages Voyages, dédié à l’île Maurice. 132 pages d’articles qui témoignent tous d’expériences vécues sur place, 132 pages de photos pour partager avec vous nos coups de coeur.
Le site web Hapygo.fr est né fin juin 2012 juste avant la période estivale, un site qui a éveillé l’attention des blogueurs (pas seulement dans le monde du voyage d’ailleurs) qui ont relayé l’information en juillet. Hapygo.fr est également présent sur Facebook et sur Twitter. J’ai donc surfé à mon tour, j’ai testé, et j’attire votre attention aujourd’hui sur ce concept de vente au centime qui vous permettrait de partir moins cher, plus loin sans doute, ou d’obtenir à petit prix le dernier appareil photo Canon, un iPad, un vélo VTT ou un ordinateur portable.
Il vient de sortir ! Le 6ème numéro du magazine gratuit Repérages Voyages est en ligne, à votre disposition, où que vous soyez, et quand vous le voudrez. Croyez-moi sur ce nouveau numéro j’ai souffert : un ordinateur en panne qu’il a fallu remplacer très vite, une nouvelle machine donc qu’il a fallu paramétrer en urgence en réinstallant tous mes logiciels utiles, un logiciel de messagerie en panne avec mes e-mails qui arrivent toujours sur l’iPad (pas simple pour gérer les pièces jointes sans connexion à une clé USB), etc… Je vous passe le mode de communication par SMS interposés dans le monde entier et avec les messages via Facebook ou Twitter.
Incroyable, il y a une vie sans l’ordi !… Il y a une vingtaine d’années une réflexion de ce genre aurait fait hausser quelques sourcils mais sans frémissement d’indignation. Aujourd’hui on me regarde avec un air de commisération, comme si j’étais soudain victime d’une nouvelle peste : mon ordinateur est tombé en panne, je suis en chômage technique (pour ainsi dire) depuis près de deux semaines (un siècle !), et finalement… je ne m’en porte pas (trop) mal. Mes amis s’interrogent : est-elle malade, en dépression, en mutation ?… Non, qu’on se le dise : je me porte comme un charme !

Car je redécouvre une autre vie, celle des gens « normaux », ceux qui ont deux mains qui se posent sur d’autres outils, ceux qui lisent du papier (du vrai !), ceux qui sortent faire le réapprovisionnement sans se sentir frustrés par cette perte de temps bi-hebdomadaire, ceux qui pensent autrement qu’en mots-clés et autres URLs.
Je suis rentrée d’Asie il y a à peine deux jours (et j’ai couru chez Apple) après cinq merveilleuses semaines en Malaisie et en Indonésie. J’ai déjà vidé ma valise, nettoyé les appareils photos et les objectifs, rangé les accessoires indispensables (câbles, disques durs, cartes numériques). En attendant de retrouver mon cher MacBookPro qui me permettra de revenir dans le monde digital. J’ai hâte de pouvoir transférer mes photos (5 ou 6 000 ?) sur mon disque dur, de pouvoir les trier rapidement, les classer, et vous les montrer. Car j’ai vécu de beaux moments en Malaisie, j’ai redécouvert Bali et j’ai vraiment apprécié Lombok (j’y retournerai !). J’ai rencontré de belles personnes, j’ai croisé de beaux regards, j’ai partagé des fous-rires, et j’ai envie de vous raconter tout cela.
J’ai aussi accumulé des adresses, des grandes et de plus discrètes mais non moins intéressantes. Je trépigne presque à l’idée de partager enfin tout cela avec vous sur MonNuage.
Mais voilà, mon ordinateur m’a faussé compagnie un beau matin à Bali, quatre ans jour pour jour après être entré dans ma vie. Plus qu’une coïncidence, un signe sans doute. Chez Apple Store on s’est montré à peine surpris : « oh, il a quatre ans et il ne démarre plus ? D’accord, c’est la carte mère« . Sans même tester quoique ce soit ! L’explication est simple, Apple sait que les cartes-mères des Mac de 2007 et 2008 sont défaillantes après quelques années et mon ordinateur doit être à l’heure actuelle entrailles à l’air sous les doigts experts d’un chirurgien es Apple. Je vais donc retrouver mon ordi doté d’une carte-mère toute neuve, sans frais puisque Apple assume matériel et main-d’oeuvre sans sourciller.
Alors je profite : je lis, je me promène, je trie (rien de numérique cette fois), je déjeune au soleil, je cuisine, je bavarde, je vis ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris mon mal en patience avec autant de bonne volonté. Ou bien suis-je dans un cycle naturellement antidépresseur ?…
Finalement, avec ou sans ordi, la femme que je suis va bien !
Ceci étant énoncé, qu’en est-il de l’auteur, photographe, rédactrice en chef qui ronge son frein en patientant au mieux tandis qu’elle sait que les e-mails non lus s’accumulent, que le numéro 6 du magazine Repérages Voyages est en plein chantier, que des articles attendent d’être écrits ?… Sans ordi, plus de communication. Ou presque.
On vit très bien sans ordinateur.
Pour quelques jours. Or les jours s’additionnent et si je profite au mieux de ce handicap passager (qui s’éternise…) j’appréhende le moment où le célèbre « boing » d’Apple résonnera de nouveau dans mon bureau et que je verrai défiler les centaines d’e-mails impatients sur mon écran ressuscité. Retour sur Skype, sur ma DropBox, sur Mail. Retour sur les réseaux sociaux (pfff…), et sur l’administration de ce blog de voyages (yes !).
Retour à la vie « normale » d’une addict au clavier et à l’échange. Des dossiers sont en souffrance et je songe avec une culpabilité impuissante à Julie qui attend des fichiers de ma part et aux autres rendez-vous à confirmer. Je suis aussi très reconnaissante à « mes » auteurs qui ne se sont pas formalisés d’être contactés par message privé sur Facebook pour une commande d’article et photos. Trois pros qui ont répondu par l’affirmative dans l’heure qui a suivi, une confondante efficacité. Et je n’ose encore annoncer à Lydia, la maquettiste de votre magazine préféré, qu’elle va devoir encore travailler dans l’urgence puisque je ne peux rien lui transmettre avant d’avoir retrouvé ma machine…
On se passe très bien des e-mails (moins de sollicitations, et du temps gagné). On oublie Skype et on retrouve l’usage d’un téléphone normal. On prend son parti de ne pas pouvoir se connecter chaque jour sur son blog pour répondre aux commentaires et chasser les importuns en temps quasi réel. Et on achète des cartes postales et des timbres ! Ma mère m’a confié hier : « j’adore tes photos sur écran mais j’avais presque oublié ton écriture sur papier !« … J’ai passé aujourd’hui une heure et demie au téléphone avec une amie, ça ne m’était pas arrivé depuis… Quand ? D’habitude je l’appelle depuis des endroits exotiques dans le monde sur Skype, pour quelques minutes avant de partir en exploration, entre deux décalages horaires. Cet après-midi je me suis vautrée sur le canapé le téléphone collé à l’oreille et j’ai raconté (entre autres) la Malaisie pendant 30 minutes, en entrant dans les détails qu’elle lit habituellement sur mon blog ou sur Facebook. Le partage, différemment. Comme avant la vie numérique.
Alors non je n’ai pas disparu, je ne suis pas malade, je prends juste le temps de prendre mon thé vert le matin devant la fenêtre plutôt que devant un écran. J’observe la vie quotidienne des autres, et je retrouve la mienne. Des gestes ordinaires que l’on réduit très vite à l’essentiel quand on n’a pas le temps parce qu’il faut écrire, envoyer, publier. Travailler.
J’ai ressorti mes livres de cuisine. Des livres, de vrais livres, pas des recettes récupérées à la va-vite sur Internet.
Demain je ferai même un peu de shopping, c’est dire !…
Allez, rassurez-vous : je vais revenir dans deux jours car on m’a promis le retour du Mac prodige dans la journée de lundi. Ils ont intérêt à tenir leur promesse chez Apple ! Et je sais déjà très exactement dans quel ordre je dois traiter mes dossiers, à qui je vais devoir répondre en priorité, quels articles je vais publier. Ma DropBox s’impatiente et toute l’équipe de Repérages Voyages est sur le pont pour la préparation du numéro d’été. J’ai soif de mon écran géant. Qu’il s’illumine de nouveau !
Parce que les vacances forcées sont agréables si elles restent courtes.
Je vous dis donc à lundi… et profitez bien (comme moi) de votre week-end : déconnectez !
Vous réagissez…