Le jour-même où je décidais d’aller me promener sur l’une des plages les plus célèbres de Sydney début avril, le quotidien local attira soudain mon attention à la terrasse d’un café allemand : une photo volontairement « fantastique » d’un grand requin blanc, gueule ouverte, faisait la une du Manly Daily… En tant que plongeuse j’ai croisé sous l’eau et sous diverses latitudes de nombreux requins, mais jamais de grand blanc. Alors le soir-même je faisais quelques recherches pour en savoir plus : Sydney est-elle un lieu (trop) fréquenté par les squales ?…
Le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) est identifiable par son dos gris ou bronze et son ventre blanc. Sa gueule pointue, ses longues nageoires pectorales et sa nageoire caudale « affutée » confirmeront votre première estimation si vous le rencontrez sous l’eau, à moins que ses dents triangulaires crantées ne vous fassent regretter son large sourire… Au mieux, vous identifierez son petit oeil noir, reconnaissable entre tous ! (pour lire le récit d’une rencontre inopinée avec un grand blanc, je vous recommande de lire cette histoire incroyable racontée par Luc).
Si l’Australie enregistre l’un des records mondiaux en terme d’attaque de grands blancs, il semblerait que le requin confonde souvent les surfers (ou baigneurs) avec des proies potentielles (phoques,…). Et heureusement les attaques ne sont pas toutes mortelles, même si elles restent traumatisantes pour la victime. On recense peu d’attaques sur des plongeurs, mais en janvier 2007 un plongeur australien de 41 ans vécut quelques minutes terribles : happé par un grand blanc, tête la première ! Il a réussi à le frapper à l’œil et la mâchoire s’est relâchée, lui laissant la possibilité de remonter en surface et d’être remonté à bord d’un bateau.
Mais si l’on en croit l’agence Reuters, c’est la Floride qui enregistre le taux le plus important d’attaques par des requins : 341 attaques entre 1990 et 2005, contre 74 en Australie sur la même période, 72 en Afrique du Sud, 62 au Brésil et 57 sur les côtes des îles d’Hawaï.

A Manly en avril c’est un jeune grand requin blanc qui était visiblement en difficulté et les sauveteurs n’ont pas su jouer leur rôle vis-à-vis de cette espèce protégée. Sans doute n’aurait-il pas fait grand mal, mais le danger, et la psychose, restent bien réels. Quelques jours après, un autre grand blanc a tué un surfeur sur une plage située plus au Nord de Manly, un lendemain de pluie. Dans ces eaux aux courants profitables pour ces grands prédateurs, la prudence reste de mise, et ce ne sont pas les filets anti-requins que j’ai vu sur certaines plages (photo ci-dessus, sur une petite plage de Manly) qui empêcheront les requins de venir chercher pitance le long des côtes australiennes…
Meilleur Blog de l’Info 2010, catégorie Tourisme !
Le blog Un Monde Ailleurs est élu Meilleur Blog de l’Info 2010 dans la catégorie Tourisme : les lecteurs ont voté pendant 3 mois, puis un jury de journalistes présidé par Bernard de la Villardière a tranché le samedi 23 janvier 2010. Merci à tous !




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C’est avec ce genre d’histoires que les gens on peur des requins ensuite. Tu as été voir Sharkwater?
Non, je n’ai pas vu Sharkwater, et je ne suis pas sûre d’avoir envie de le voir. Sinon je me poserai des questions la prochaine fois que je passerai sous la surface et je ne tiens pas à « psychoter » chaque fois que j’enfile mes palmes…
Je ne publie pas cet article pour faire peur, je le publie pour informer. J’étais en Australie, les requins font partie de l’environnement naturel des Australiens, je relaye l’information, c’est tout.
Je suis également preneur d’un article sur la dangerosité des noix de cocos tombant sur les plagistes endormis. Je suis sûr qu’elles font encore plus de morts que les requins et font partie du quotidien de beaucoup de touristes.
Je trouve cet article, qui joue basiquement avec la peur du requin, très facile par rapport à la qualité des autres articles que je lis ici.
PS : par sûr que ça intéresse grand-monde, mais j’ai pas beaucoup aimé Sharkwater.
Me voici invitée à me pencher de nouveau sur ma page blanche pour retrouver une plume plus poétique…
Message reçu…
Mais si, il est très intéressant cet article. La fameuse « peur du requin » est une réalité en Australie. Mais c’est vrai qu’il aurait peut-être fallu insister sur le fait que les requins sont nettement moins dangereux pour les humains que les noix de coco ou les éléphants…
Par ailleurs, je suis contente d’avoir pu lire le témoignage proprement scotchant de Luc sur Plongeur.com grâce au lien. Quelle rencontre!!!
Enfin, comme Mr Mojo, je n’ai pas beaucoup aimé moi non plus « Sharkwater ». Certes, il y a de belles prises de vue sous-marines, mais globalement, le film est très répétitif, et dessert finalement la cause qu’il entend défendre, à savoir les requins. Le réalisateur se met complaisamment en scène et on a l’impression qu’il a monté bout à bout des images qu’il avait en stock, que ce n’est pas un vrai projet, ni cinématographique ni documentaire. Et je n’ai pas aimé le voir toucher et tenir dans ses bras un requin…
Le témoignage de Luc est tellement surprenant que je tenais à en parler ici, pour attirer l’attention sur ces rencontres qui peuvent être totalement impromptues (en des endroits paradisiaques et peu fréquentés par ces gros prédateurs), et en même temps inoffensives… Cela contrebalance, je crois, l’aspect « fantastique » du gros titre du Manly Daily qui fait, lui, partie de l’environnement habituel de l’Australien. En tant que plongeuse j’ai été bien sûr immédiatement interpelée par ce genre d’incidents sur mon lieu de vacances… Sans pour autant adhérer à une psychose généralisée contre le requin !
Quant à Sharkwater, ton opinion conforte la mienne : je n’irai pas le voir !
Mouais , on ne peut pas être tous les jours au Top….
Comme pénitence, tu me regarderas 3 fois le sketch de Bigard sur la chauve-souris enragée
;o)
Suis pas très fan de Bigard, alors je préfère préparer un autre récit (de plongée) pour vous le proposer demain matin au réveil…
je suis photographe je veus voir quelque travaille de tois si ti voeux MR
c bien mais pas asser long moi j’aimerai creer une association pour les proteger mais il faut avoir 18 ans est moi j’ai que 10ans
Il y a déjà de nombreuses associations qui œuvrent à protéger les requins, tu pourrais y participer, même en n’ayant que 10 ans…
Je ne serai pas aussi sévère sur ton article que Mr Mojo, je ne te blâme pas car moi aussi à l’ époque je voyais le requin de Jaws comme des millions de personnes, Cousteau en a dit et fait des bêtises ( la séquence tuerie du monde du silence) avant de prendre conscience, en plus tu ne fais que relater des faits tu n’ as rien inventé , c’ est sûr que certains requins peuvent être dangereux et que si c’ est nous devenons un jour sa proie nous verrons d’ un autre oeil les statistiques
les sufers prennent des riques ,ils le savent leurs silhouettes évoquent la tortue ,ça équivaut à courir dans la savane déguisé en springbok , par contre face aux propos de corinne je dirai » il vaut mieux entendre ça que d’ être sourd » notamment je cite « il dessert la cause qu’ il entend défendre » , il a juste permis que les autorités des Galapagos rétablissent l’ interdiction de massacrer les requins , faire prendre conscience aux habitants du Costa Rica (et au monde entier) du trafique mafieux d’ ailerons qui se déroulais sur leur territoire ,son film est actuellement diffusé en Chine! Il a pris de gros risques lors du shooting avec la « justice » locale et pour que Paul Watson se joigne à lui ce n’ est pas du pipo… Et enfin pour ce qui de la séquence « insoutenable » du requin dans les bras de Rob ,je préfère voir ça que les horreurs commisent par ces » pêcheurs » ( découpage de l’ animal vivant et rejeté à la mer ,il finissent par mourrir après une longue agonie ). Le but de Rob pendant cette séance de caresses est de faire comprendre par ce geste que le requin n’ est pas un monstre et qu’ il a sa place et un rôle capital dans l’ écosystème , les mots s’ envolent mais comme les écrits les images restent!..
Je n’ ai plus rien à dire à ce sujet et vous souhaite à tous une bonne soirée meme à corinne
Bonjour Phil,
Je n’ai pas suivi la progression de ce film à travers le monde et j’ignorais qu’il avait permis à quelques nations de prendre conscience des abus commis sur les requins. Si « Sharkwater » est désormais diffusé en Chine espérons que les autorités, ou à défaut quelques lobbies commerciaux, en tireront quelques leçons et qu’ils établiront quelques règles visant à protéger les requins. Ton commentaire est donc fort intéressant et apporte un nouvel éclairage à mon article qui avait, effectivement, un peu remué les ressentis de mes lecteurs…
Quant à prendre un requin dans ses bras, c’est devenu une activité presque commune aux Bahamas notamment, pour sensibiliser les plongeurs à la catalepsie du requin lorsqu’il est caressé sous le « nez ». Un geste à ne pas pratiquer seul bien sûr, sans encadrement dûment exercé à la pratique !
Enfin, je suis d’accord : Cousteau (dans ses débuts) n’a pas fait que du bien au monde du silence. Mais il a eu le mérite de s’en repentir ensuite en sensibilisant le grand public à la protection des fonds marins. Et d’autres plus tard (toujours en activité) ont suivi ses traces (en faisant souvent parfois les mêmes erreurs d’appréciation du débutant…).
Oui c’est pour sa que les gens on peur des requin surtout des requin blanc mais les hommes ne font pas partit de la chéne alimentaire des requin aprés le requins ne peuve rien faires des fois
Bonjour Vincent,
Même si on a fait une communication axée sur la terreur en ce qui concerne les requins en général et que le résultat en est négatif pour eux, il est tout de même bon de rappeler que le grand requin blanc est le plus dangereux spécimen : il confond (on pense qu’il confond) régulièrement les silhouettes des hommes en mer avec celles des otaries dont il est très friand, et ceci notamment sur les côtes d’Australie et d’Afrique du Sud. Même si ce n’est pas systématique, quelques plongeurs ont eu le frisson de croiser des grands blancs sous l’eau et ils en sont sortis épatés et bien vivants.
Alors pas de psychose contre le grand blanc, mais restons prudents tout de même… Cela s’appelle aussi le respect je crois, respect de l’animal dans son élément naturel.
Marie-Ange : Oui c’ est sûr , nous n’ avons pas la science infuse ,tout ceci n’ est qu’ une question d’ éducation ,j’ ai la chance de connaître des biologistes marins , j’ ai lu pas mal de livres ,vu des films et documentaires … Mais en prenant un petit dicton que j’ aime bien » Le sage sais ce qu’ il dit ,le sôt lui, dit ce qu’ il sait » je me considère comme étant de la deuxième catégorie, les biologistes et hommes de terrain de la première ,c’ est pour ça que je ne juge pas une personne ( et c’ est pas ma nature
) qui ne sais pas tout d’ un sujet ( est-ce possible d’ ailleurs?) car c’ est facile de la rabaisser avec des observations d’ on nous ne sommes pas les auteurs ,juste par ce qu’ on l’ a lu ou vu avant cette personne…
Le shark feeding ,toujours la même histoire ,un peu ça va ,comme toute chose…
,mais le problème avec cette méthode, c’ est que les requins associent l’ homme et les sons qu’ il produit dans l’ eau à la nourriture donc pas bon pour les locaux ,la baignade,la pêche etc … Et du coup risque de représailles sur nos amis cette fois-ci non pas pour leurs ailerons ( quoi -que, celà puisse devenir un bon pretexte pour des pêcheurs),mais pour la sécurité des gens…
…
Des brouettes de touristes c’ est autre chose , je ne vois pas le mal de prime abord ,pour le requin c’ est tout benef
La catalepsie encore une méthode utilisée par les biologistes lors du marquage
c’ est vrai que ça n’ est pas donné à tout le monde de faire ça ,mettre sur le dos un requin ou le mettre dans un état second en caressant son nez qui est doté d’ un organe sensoriel surpuissant, la fameuse ampoule de lorenzini c’ est quand même un exercice à éviter
Pour finir je voulais te dire que j’ admire ton travail ainsi que celui de Fran6 et que je trouve vraiment très sympa de votre part le fait de vous mettre à la portée des gens et de nous faire profiter de vos richesses, j’ espère avoir le plaisir de vous rencontrer lors de la prochaine édition du festival de l’ image sous-marine à Antibes…
Merci
@ Phil : Eh bien, un grand merci pour toutes ces intéressantes précisions, qui me réconcilient avec le film. Bonne journée aussi!
Bonjour Corinne merci à toi de ne pas avoir mal pris mon commentaire…
à la base ,et comme il le dit , il n’ était pas parti pour faire ce film ,mais suite à un constat allarmant aux iles Cocos il a choisi de donner un tout autre sens à son film il a inclus une petite histoire ( mais rien n’ est bidon ,son séjour hospitalier ,les accrochages avec les pêcheurs etc..) de façon à toucher un maximum de gens même non-avertis… Et ça marche!
C’ est vrai que la façon dont le film est mené est un peu hors normes ,le mélange des images ,la pointe d’ humour avec les images noir & blanc de la Navy qui montrent combien l’ homme peut être ridicule face à ce qu’ il ignore :),Rob est biologiste et aussi un amoureux de la mer comme nous
J’ ai un grand respect et une profonde admiration pour des gens comme Rob et le Captain Paul Watson… A eux deux ils ont fait dix fois plus que tous les politiciens réunis…
Bonne après midi et à bientôt Corinne
J’aime quand le débat s’engage sur Un Monde Ailleurs !…
Merci Phil, voici un plaidoyer plutôt positif pour un film qui avait, au départ, mauvaise presse. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour protéger des espèces qui n’ont pas forcément une bonne réputation auprès du grand public souvent mal informé.
Je voudrais également attirer l’attention sur le choix des documentaires que l’on peut regarder sur les chaînes télé, câblées ou non, à propos des requins en particulier : parfois on peut y voir des films qui sont volontairement « sensationnels » et donc destinés à faire de l’audience en promettant des images et du commentaire à sensation, qui effraie, même sous couvert d’appellation « documentaire » (et donc scientifique ou pseudo scientifique). Dans ce cas les téléspectateurs sont ainsi trompés malgré eux avec un regard qui confirme leurs a priori. Le public aime se faire peur, qu’il soit concerné ou non : je suis bien placée pour le savoir et notamment grâce à Un Monde Ailleurs. Je vous en parlerai la semaine prochaine…
Volontier Marie-Ange
) était dangeureuse à cause de son dard !!!
dans un autre le même animal qualifié de Pastenague!!! … Ces films se veulent éducatifs ,on peut imaginer que pas mal d’ erreurs doivent circuler et peuvent avoir un impact plus ou moins grave sur les téléspectateurs …
Un mot ,je suis entièrement d’ accord avec toi ,il suffit de voir de la violence ,du sang ,un accident grave ,pour qu’ en quelques instants des gens s’ agglutinent pour nourrir une curiosité mal-saine, j’ en ai été souvent le témoin…
D’ accord aussi sur le fait qu’ il y a « à boire et à et a manger » dans les documentaires diffusés sur de grandes chaînes spécialisées ,un exemple un film magnifique par ses images, sur Planète Thalassa dans lequel j’ ai pu apprendre que la raie manta ( »Manta Birostris » toute suite avec le nom scientifique ça en jette ,non?
Bon Week-End
L’erreur sur la raie manta transformée en pastenague sur le documentaire suivant est sans doute attribuable au traducteur (non spécialisé dans le domaine marin), et ce genre d’erreur est très courant lorsqu’on entend parler d’espèces animales et même de la plongée en général : combien de documentaires (ou d’émissions télé) affirment que le plongeur respire « de l’oxygène » ?… Par contre affirmer que le dard de la raie manta est dangereuse est une grossière erreur liée à un manque de connaissances de la part de l’auteur du film ou de son commentaire. Là se situe la confusion entre une manta et une pastenague. En général un plongeur ne fait pas cette erreur et il rectifiera de lui-même (en s’offusquant souvent). Par contre effectivement, pour le téléspectateur qui n’est pas habitué au milieu marin, c’est une erreur qu’il conservera en mémoire et entrera dans le cadre de ses connaissances générales. Connaissances donc erronées, par le biais de la télévision… Dommage.
@ Marie-Ange : Eh oui, avec toutes ces infos erronées qui circulent, tout le monde autour de moi, y compris mes petits camarades journalistes, croit que je respire de l’oxygène pur sous l’eau et que je suis une aventurière qui affronte de dangereuses créatures pleines de dents et d’épines venimeuses…
@ Phil : J’aurais été bien ridicule de m’offusquer de tes remarques, qui apportent un éclairage très intéressant sur les conditions de réalisation de ce film. En fait, ça se voit qu’il a été « transformé » après coup et ne correspond pas à un unique projet initial. Ça m’avait gênée au visionnage, ce côté « patchwork », d’où les reproches que j’avais pu faire. Mais il est entendu que nous sommes tous des amoureux de la mer… et tout ce qui peut contribuer à éveiller les consciences sur la fragilité du milieu marin est le bienvenu!
Marie-Anges: Nous sommes d’ accord !
Corinne : Bien sûr qu’ il n’ y avait aucune animosité de ma part, mais tu sais, certaines personnes font preuve d’ une sensibilité exacerbée , j’ en ai fait l’ expérience avec quelqu’ un sur Facebook … Quand à Sharkwater ,je peux comprendre que le film ne plaise pas à tout le monde ,à chacun ses goûts ,mais tu as résumé le plus important dans ta dernière phrase…
Je vous souhaite un bon Dimanche ,içi sur Antibes temps neigeux GlaGla …
@ bientôt
Coucou,j’ai aussi adoré sharkwater..surtout sur l’immobilité tonique..qui prouve clairement que l’alchimie entre le requin et l’homme peut se faire..Le requin et une espèce protégée qui demeure essentielle à l’équilibre des écosystèmes.Il ne faut pas oublier que l’Homme dérange le requin au sein de son habitat,et que se dernier ne fait que se défendre..c’est ce qu’on ferait tous aussi en protégeant notre territoire non,???.Le requin a des recepteurs sensoriels très developpés,il peut ressentir chaque battement de coeur de l’humain.Si le plongeur est zen et a une respiration régulière,ce dernierne risque pas de l’attaquer..Pour les surfers on a bien compris que c’est plus une erreur qu’autre chose.Le requin n’a jamais raffolé de la chair humaine il faut le savoir.Par contre je vous avouerai qu’en tant que plongeur je ne risque pas de m y aventurer..Je n’ai pas la maitrise de soi nécessaire pour pouvoir le faire pour l’instant.Merci pour le texte..
Bonjour Yasmine, plonger avec des requins se fait souvent par hasard, sauf s’il s’agit de plongée feeding. Et plonger avec des grands requins blancs est encore plus rare ; jusqu’à présent cela se faisait pour une poignée d’initiés en cage, en Australie et en Afrique du Sud. Depuis un an on peut aussi plonger avec des grands blancs, sans cage. Mais je présume que les moniteurs testent d’abord la maîtrise du plongeur sous l’eau et son aptitude à résister au stress…
J’ai souvent plongé avec des requins, mais en ce qui concerne les grands blancs je m’offrirais bien volontiers une plongée en cage ; en eau libre cela me tente moins…
bonjour
je vais pas faire un long discour sur le site mais simplement vous dire merci .
c’est tout simplement de la gastronomie visuel…voila
je suis apnéiste , photographe amateur de faune sauvage mais sutout amoureux de la mer. Je reviens de l’ile d’houat(bretagne et prepare mon voyage sur les seychelles en esperant enfin pouvoir aller sur silhouette.
je sais pas si vous aller lire mon message ???j’imagine que vous devez en recevoir des milliers aussi.
encore bravo bravo et bravo pour ce plaisir visuel (c’est de cette vie que je rève depuis toujours. bien à vous fred
Bonjour Frédéric,
Oui, je lis TOUS les messages, et j’essaie de répondre à chacun, même avec parfois un peu de retard. Merci d’avoir pris le temps de vous exprimer ici, c’est très gentil à vous…
J’imagine mal faire de l’apnée en Bretagne, je suis trop frileuse. Mais je vous souhaite un très beau voyage aux Seychelles, que vous alliez sur Silhouette ou non. Les Seychelles sont très belles, j’y suis déjà allée deux fois et j’espère bien y retourner prochainement.
jadore les requin et leur façon de vivre je cherche toujour des video de requins je kiff a mor donc continuer a filmer les requins merciiiiiiii
Hello Marie-Ange !
excellent blog avec des articles très sympa mais celui-ci détonne vraiment des autres par son « ignorance » (rassures-toi comme la plupart des gens) des squales.
Tu dis « il confond (on pense qu’il confond) régulièrement les silhouettes des hommes en mer avec celles des otaries dont il est très friand, et ceci notamment sur les côtes d’Australie et d’Afrique du Sud. »
Notre spécimen, en l’occurrence le grand requin blanc, est un des plus fantastiques prédateurs qui soient, dotés de nombreux sens qui lui permettent d’identifier, de suivre et d’attaquer ses proies afin de perpétuer le sens de la vie : la prédation (la dure Loi de la vie, l’élimination des plus faibles est impitoyable).
Autant te dire que le requin voit bien et même très bien, que l’eau soit limpide ou boueuse, il voit bien mieux que n’importe quel humain. On ne voit pas toujours des requins quand on nage, mais une chose est sûr, le requin te voit, lui.
Sharwater est un film génial (je l’ai vu en direct aux Jules Vernes Aventure avec Rob Stewart comme invité) : la salle a applaudit pendant 15 minutes !
Intéressez-vous aux requins, ils sont vraiment fantastiques. Même s’ils font peur (les lions et les araignées aussi font peur) et peuvent être dangereux pour l’homme, il est statistiquement bien plus dangereux de dormir sous un cocotier sur une belle plage que de se tremper dans l’eau de cette belle plage (même si mourir le crane fendu par une noix de coco fait moins « peur » à notre imaginaire commun que celui d’être happé et dévoré par un infâme requin mangeur d’homme (j’en rajoute un peu…).
J’ai pas mal de clients qui aiment à aller voir cela de leurs propres yeux, un beau séjour (http://www.energy-trip.com/sejour-34.html)...
Oliv’ from Energy Trip
(sorry pour la petite pub…)
Bonjour Olivier,
Mon ignorance en matière de requins, et de requins blancs, est peut-être moins étendue qu’il n’y paraît (sans être une pro du sujet tout de même !). Et je me suis laissée dire par des experts que personne ne sait encore parfaitement déterminer ce que le requin « voit » puisqu’il aurait + de perceptions (par une forme de vision radar produit par le son du corps étranger dans l’eau) que de vision à proprement parler. Grâce à cette perception ultrasonique le requin localiserait une forme de proie à des lieues à la ronde sans pour autant être capable de déterminer s’il s’agit d’un humain ou d’un animal marin. La forme, le mouvement, le bruit dans l’eau seraient déterminants dans les attaques de requins sur l’homme.
D’où les confusions possibles…
Néanmoins pour avoir plongé souvent avec des requins (pas encore avec des grands blancs !) en différents endroits, je confirme que le requin, s’il peut se montrer parfois curieux jusqu’à s’approcher du plongeur, s’éloigne souvent avant même qu’on ait eu le temps d’être certain d’avoir bien aperçu un requin…
Et il est vrai qu’il y a moins d’accidents causés par des attaques de requin que d’accidents de voiture (tout le monde est d’accord). Mais parles-en aux Australiens à Sydney, ils s’exprimeront légèrement différemment sur la menace permanente qui pèse sur leur côte… Personne n’empêchera un Australien de se baigner ou de surfer, mais ils sont très conscients du danger représenté par les grands blancs qui se manifestent concrètement plusieurs fois par an.
Marie-Ange,
loin de moi l’idée que tu parles sans rien y connaître… (je ne te connais pas pour le dire) j’espère que mon propos ne t’as pas déplut.
Pour ton info, le requin possède effectivement plusieurs sens qui lui permettent de « voir », « sentir », « goûter », suivre une proie à distance, entre une audition très fine, leur ligne latérale (détection de mouvements de pression dans l’eau, sorte de sonar), les plis de Schneider dans le nez (filtre hyper précis permettant de détecter de très faibles quantités de sang dans l’eau et donc de remonter une piste…), yeux avec une vision hors du commun (quoiqu’en dise le père Cousteau, qui a bercé mon enfance de ses récits et films), cryptes sensorielles (sur le dos) qui lui indique les variations de composition chimique de l’eau et surtout les ampoules de Lorezini, situées sous le nez du requin et qui lui permettent de détecter les variations de température, de vibration, de salinité et de champ électrique : un organe hors du commun qui permet au requin d’être doté du meilleur arsenal de chasse qui soit !
Mais le requin est prudent, car l’homme peut être une menace (même si l’homme se sait très vulnérable dans le milieu naturel du requin) du fait de sa taille… Un requin n’attaque que pour manger (et se défendre) et en sachant pertinemment s’il risque ou non de se blesser (comme tout animal, on évalue le gain potentielle d’une attaque avec les désagréments possibles d’une défense solide de la proie).
Quand aux Australiens (et autres surfeurs) qui en parlent comme d’une menace permanente, soit ils en ont conscience et vive avec la Nature, soit ils sont abreuvés par les Médias (qui n’y connaissent généralement rien) et votent donc pour se débarrasser du fléau (et il y en a dans la Nature… pour l’homme en tout cas !).
Certains pensent que leur droit à se baigner ou à surfer est plus important que la vie animale… on verra où cela nous mène…
Je reste quand même confiant avec les australiens, sud-africains, californiens, et autres, ils ont sut eux, protéger cette espèce.
Espérons qu’il en soit de même pour tous les requins à l’avenir (au sommet de la pyramide, l’Apex Predator est décimé : entre 80 et 100 millions de requins massacrés chaque année !!!).
A+, au plaisir de rediscuter avec toi de requins, de voyages ou de photos.
Oliv’
Ah, voici des propos étayés !…
Je n’aurais su dire mieux, merci à toi d’avoir pris le temps de nous en apprendre davantage, ce blog est aussi fait pour apporter des informations à mes lecteurs. Je retrouve ici ce qu’on m’avait appris ailleurs, je te remercie pour ton intervention.
Et je suis d’accord sur le fait qu’il faut protéger les requins (et d’autres espèces en danger) contre l’ignorance ou la prédation inutile et sauvage.
C’est un plaisir ! (je pourrai parler de requins toute une soirée, j’ai dû être squale dans une vie antérieure). Et si j’ai pu faire des fans, tant mieux…
A+ et bon voyage,
Oliv’
Il y a quelque chose qui me fait mal au coeur c’est que l’on donne le surnom de mangeur d’homme au requin blanc. Alors des surfeurs se font tué par des mangeurs d’homme et tout ce bla-bla moi je n’y crois plus depuis longtemps. Tout d’abord les requins blancs ne veulent pas nous faire de mal. Car vous voyez les surfeurs sont sur leurs planches et les requins les prends pour des tortues alors il s’aproche pour goûter et se rende compte que ce n’est pas bon mais avec leur machoir extraordinaire ça peut vous immobilisé une jambe ils ont un potentiel dangereux mais ce n’est pas de leurs faute il ont l’instin de prédateur alors bougeons-nous et protégeons les espèces detoutes sortes de requins.
Bonjour Eloïse, je suis d’accord sur le principe, mais il est vrai que les accidents (mortels ou non) sur les hommes sont bel et bien, en majorité, causés par des grands requins blancs. Le surnom de « mangeur d’hommes » n’y change rien. Peu de tortues dans l’alimentation des grands blancs, elles nagent plutôt en eaux chaudes et les grands blancs sont amateurs d’eaux froides. On dit que les grands blancs confondent la silhouette et le bruit que les surfeurs font dans l’eau avec des phoques ou des otaries, plus crédible.
Maintenant, c’est vrai, il y a moins d’accidents causés par les requins que d’accidents de circulation sur nos autoroutes !
Et d’accord pour se mobiliser contre le « shark fining » qui consiste à pêcher les requins pour leur ôter leur aileron avant de les rejeter, vivants mais mutilés, à la mer où ils ne peuvent plus que mourir. C’est d’une cruauté sans pareil, quelque soit l’espèce de requin !
Hello à tous,
c’est peu de le dire que les accidents de la route tuent plus que toutes les attaques de requins dans le monde entier, de même que les chutes de noix de cocos, les guèpes ou l’hydrocution… mais en une des journaux (à sensations), ça le ferait moins…
Allez, plus d’infos sur mon animal préféré :
http://www.energy-trip.com/conseil-61-6.html ou http://www.blogg.org/blog-29724.html.
A+
Oliv’ from Energy Trip
Un coucou ce matin… Siratus est absente, mais c’était son anniversaire et je ne voudrais pas qu’il manque un matelot sur la Galère lorsqu’elle rentrera.
Si vous pouvez, laissez-lui un message sous ce billet :
http://siratus-alabaster.over-blog.com/article-30271905.html
Merci.
bonjour tout le monde
ayant vecu un an a sydney (surtout a bondi beach) nous avons eu au moins 5 alerte requin et j ai bien vue « la peur du requin » des australien et vous pouvez me croire qu importe l alerte ils etaient tous a l eau sufeur ou non et sur l annee un surfeur c est fait attaque (lors d une journnee alerte requin) mais ne c est pas fait « mange » et une fille c est fait devore sur une plage du nord de l australie qui est bien connu pour etre tres deconseille a toute baignade.
il y a plus de morsure de chien sur les hommes que d homme attaqueépar les requins et pourtant ils sont toujours nos meilleur amis.
Oliv’ > merci pour les infos supplémentaires…
Michael > merci pour ce témoignage. Je crois que les francophones (et notamment les plongeurs) qui rêvent de croiser un jour la route d’un requin ne se rendent pas compte qu’il s’agit toujours (et malgré la chasse / pêche intensive et gratuite) d’un animal « sauvage », dans son élément naturel. Pour avoir vu de nombreux requins sous l’eau depuis des années (mais pas encore de grand blanc), je peux attester qu’on ne meurt pas systématiquement d’une rencontre avec un requin. Ou alors j’ai plusieurs vies !…
Mais ceux qui sont confrontés à la réalité de la proximité avec des requins dangereux, comme le long des côtes australiennes aux eaux froides, savent qu’il faut rester extrêmement prudent avec certaines espèces et notamment le grand blanc qui fait chaque année des blessés, et parfois des morts. Un requin reste un requin, même s’il faut (je suis d’accord) le préserver pour conserver notamment notre chaîne alimentaire.
Je vais essayer de retourner à Sydney avant la fin de l’année, je vous en dirai peut-être plus alors…
J’aime les requins surtout les requins blancs, je ne comprends pas pourquoi faire tant de mal a ces espèces qui son entrain de disparaître car ils équilibrent les écosystèmes marins et s’ils disparaissent nous aussi nous allons disparaître. Je rêve d’aller explorer ces espèces qui me fascinent tant!
pierre-Olivier Turgeon 9ans
Bonjour jeune lecteur…
Tu as raison, les grands requins blancs sont indispensables à notre chaîne alimentaire. Souvent les comportements excessifs des hommes sont dus à l’ignorance. Il reste donc encore beaucoup à faire pour sensibiliser (éduquer et convaincre) ceux qui savent peu pour leur faire comprendre qu’on ne peut éliminer les grands blancs comme on a presque éliminé d’autres grandes espèces de prédateurs.
Mais il faut rester positif : si des enfants de 9 ans comprennent qu’il faut préserver les requins, ils réussiront bien à convaincre leurs parents, et leurs enfants à leur tour…
Merci Pierre-Olivier !
Hello à tous
Les requins sont des animaux parfaits , ils sont passés pratiquement inchanges plusieurs millénaires, et nous , nous sommes arrivés en 50 ans , à les faire presque disparaître…..Quoique on en dise l’océan est leur milieu naturel , et ils y font ce pourquoi la nature les a ( bien ) creés..
Les australiens et les sudaf l’ont bien compris : la survie de l’océan passe par celle des requins
Tous à l’eau et bon surf
Bonjour Patrick, merci pour cette défense des requins. Pour en avoir vu souvent sous l’eau, je confirme qu’ils sont en général distants et discrets. Rares sont ceux qui viennent près des plongeurs, et la plupart du temps ce sont les plongeurs qui vont vers eux…
Il existe très peu d’accidents causés par des requins sur les plongeurs, je le répète…
Je trouve cet article, qui joue basiquement avec la peur du requin, très facile par rapport à la qualité des autres articles que je lis ici.
J’ai publie cet article le 21 avril 2008 pendant un sejour en Australie ou le requin fait partie de la vie quotidienne de tous les Australiens vivant sur les cotes et le long de ces eaux froides qui font l’ecosysteme des requins et notamment des grands blancs. Par ailleurs j’avais lu quelques jours auparavant le recit de ce moniteur de plongee en Nouvelle-Caledonie qui racontait avec beaucoup de talent sa rencontre totalement inattendue avec un grand requin blanc. Je trouvais interessant de partager cela avec mes lecteurs et de mettre ce recit « rencontre sans danger » en parallele avec la peur (malgre tout justifiee) du grand blanc en Australie…
Et puis cet article est devenu l’article le plus lu de ce blog, ce qui ne me flatte pas trop puisqu’en effet ce n’est pas non plus l’un de mes preferes. Mais 44 commentaires en 18 mois, le debat « requin blanc = dangereux ou non » reste d’actualite et continue a faire reagir. Finalement les commentaires sont en faveur du requin, donc je suis contente !
PS . pardon pour le manque d’accents mais je suis sur un ordinateur clavier QWERTY a Shanghai…
Pq