Attaques de grand requin blanc en Australie

Grand requin blanc en AustralieLe jour-même où je décidais d’aller me promener sur l’une des plages les plus célèbres de Sydney début avril, le quotidien local attira soudain mon attention à la terrasse d’un café allemand : une photo volontairement “fantastique” d’un grand requin blanc, gueule ouverte, faisait la une du Manly Daily… En tant que plongeuse j’ai croisé sous l’eau et sous diverses latitudes de nombreux requins, mais jamais de grand blanc. Alors le soir-même je faisais quelques recherches pour en savoir plus : Sydney est-elle un lieu (trop) fréquenté par les squales ?…

Un grand requin blanc à Sydney

Le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) est identifiable par son dos gris ou bronze et son ventre blanc. Sa gueule pointue, ses longues nageoires pectorales et sa nageoire caudale “affutée” confirmeront votre première estimation si vous le rencontrez sous l’eau, à moins que ses dents triangulaires crantées ne vous fassent regretter son large sourire… Au mieux, vous identifierez son petit oeil noir, reconnaissable entre tous ! (pour lire le récit d’une rencontre inopinée avec un grand blanc, je vous recommande de lire cette histoire incroyable racontée par Luc).

Si l’Australie enregistre l’un des records mondiaux en terme d’attaque de grands blancs, il semblerait que le requin confonde souvent les surfers (ou baigneurs) avec des proies potentielles (phoques,…). Et heureusement les attaques ne sont pas toutes mortelles, même si elles restent traumatisantes pour la victime. On recense peu d’attaques sur des plongeurs, mais en janvier 2007 un plongeur australien de 41 ans vécut quelques minutes terribles : happé par un grand blanc, tête la première ! Il a réussi à le frapper à l’œil et la mâchoire s’est relâchée, lui laissant la possibilité de remonter en surface et d’être remonté à bord d’un bateau.

Mais si l’on en croit l’agence Reuters, c’est la Floride qui enregistre le taux le plus important d’attaques par des requins : 341 attaques entre 1990 et 2005, contre 74 en Australie sur la même période, 72 en Afrique du Sud, 62 au Brésil et 57 sur les côtes des îles d’Hawaï.

Filet anti-requins sur les plages australiennes

Un grand requin blanc à Sydney, AustralieA Manly en avril c’est un jeune grand requin blanc qui était visiblement en difficulté et les sauveteurs n’ont pas su jouer leur rôle vis-à-vis de cette espèce protégée. Sans doute n’aurait-il pas fait grand mal, mais le danger, et la psychose, restent bien réels. Quelques jours après, un autre grand blanc a tué un surfeur sur une plage située plus au Nord de Manly, un lendemain de pluie. Dans ces eaux aux courants profitables pour ces grands prédateurs, la prudence reste de mise, et ce ne sont pas les filets anti-requins que j’ai vu sur certaines plages (photo ci-dessus, sur une petite plage de Manly) qui empêcheront les requins de venir chercher pitance le long des côtes australiennes…

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C’est avec ce genre d’histoires que les gens on peur des requins ensuite. Tu as été voir Sharkwater?

Non, je n’ai pas vu Sharkwater, et je ne suis pas sûre d’avoir envie de le voir. Sinon je me poserai des questions la prochaine fois que je passerai sous la surface et je ne tiens pas à “psychoter” chaque fois que j’enfile mes palmes… ;-)

Je ne publie pas cet article pour faire peur, je le publie pour informer. J’étais en Australie, les requins font partie de l’environnement naturel des Australiens, je relaye l’information, c’est tout.

:-)

Je suis également preneur d’un article sur la dangerosité des noix de cocos tombant sur les plagistes endormis. Je suis sûr qu’elles font encore plus de morts que les requins et font partie du quotidien de beaucoup de touristes.

Je trouve cet article, qui joue basiquement avec la peur du requin, très facile par rapport à la qualité des autres articles que je lis ici.

PS : par sûr que ça intéresse grand-monde, mais j’ai pas beaucoup aimé Sharkwater.

Me voici invitée à me pencher de nouveau sur ma page blanche pour retrouver une plume plus poétique…

Message reçu…

;-)

Mais si, il est très intéressant cet article. La fameuse “peur du requin” est une réalité en Australie. Mais c’est vrai qu’il aurait peut-être fallu insister sur le fait que les requins sont nettement moins dangereux pour les humains que les noix de coco ou les éléphants…
;-)

Par ailleurs, je suis contente d’avoir pu lire le témoignage proprement scotchant de Luc sur Plongeur.com grâce au lien. Quelle rencontre!!!

Enfin, comme Mr Mojo, je n’ai pas beaucoup aimé moi non plus “Sharkwater”. Certes, il y a de belles prises de vue sous-marines, mais globalement, le film est très répétitif, et dessert finalement la cause qu’il entend défendre, à savoir les requins. Le réalisateur se met complaisamment en scène et on a l’impression qu’il a monté bout à bout des images qu’il avait en stock, que ce n’est pas un vrai projet, ni cinématographique ni documentaire. Et je n’ai pas aimé le voir toucher et tenir dans ses bras un requin…

Le témoignage de Luc est tellement surprenant que je tenais à en parler ici, pour attirer l’attention sur ces rencontres qui peuvent être totalement impromptues (en des endroits paradisiaques et peu fréquentés par ces gros prédateurs), et en même temps inoffensives… Cela contrebalance, je crois, l’aspect “fantastique” du gros titre du Manly Daily qui fait, lui, partie de l’environnement habituel de l’Australien. En tant que plongeuse j’ai été bien sûr immédiatement interpelée par ce genre d’incidents sur mon lieu de vacances… Sans pour autant adhérer à une psychose généralisée contre le requin !

Quant à Sharkwater, ton opinion conforte la mienne : je n’irai pas le voir !

:-)

Mouais , on ne peut pas être tous les jours au Top….
Comme pénitence, tu me regarderas 3 fois le sketch de Bigard sur la chauve-souris enragée
;o)

Suis pas très fan de Bigard, alors je préfère préparer un autre récit (de plongée) pour vous le proposer demain matin au réveil…

;-)