Le dernier Tom Wolfe
juillet 31, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Lire et dire
On ne présente plus l’un des auteurs les plus lus de la planète. Mais avez-vous lu son dernier opus ?… Après le Bûcher des Vanités et l’Etoffe des Héros, Tom Wolfe commet un lourd pavé de 650 pages !
Moi, Charlotte Simmons est une étude assez poussée de l’expression des jeunes Américains pendant leur vie de fac. On y apprend que leur langage est aussi fleuri qu’un mimosa sous la neige, aussi évolué qu’un rat à l’état d’embryon : enlevez “fuck” de leur vocabulaire et ils se trouvent bien démunis. Etait-ce là nécessité d’en faire l’axe d’un roman ?… L’autre intérêt est d’y découvrir les dessous de la gestion des sportifs d’université : business oblige, leur intellect doit se résumer à obéir aux instructions de jeu du boss qui ressemblent davantage à de la politique qu’à du sport pur. Messieurs les basketteurs, remisez Socrate à l’ère du fantasme intellectuel !
Charlotte Simmons, jeune étudiante surdouée du fin fond de la Caroline du Sud, découvre avec incrédulité et désabusement les moeurs et motivations des jeunes “in” de l’Amérique d’aujourd’hui. Si quelques peintures de professeurs laissent espérer une réelle qualité d’enseignement, les portraits des générations futures se vautrant dans la grossièreté, l’alcool et le sexe font douter le lecteur d’un potentiel retour vers la grandeur pour la nation de JFK.
Mi-roman, mi-étude ethno, Moi, Charlotte Simmons laisse comme un goût d’incertitude…
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Le Mendiant de l’Eldorado
juillet 29, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Lire et dire
Lire avant de partir, pour mieux découvrir et mieux profiter. Chaque voyage doit être prétexte à la lecture ; si certains partent le nez au vent avec pour politique d’apprendre sur le terrain, je fais partie de ceux qui préfèrent savoir un maximum avant, pour apprendre encore plus sur site. Tout ce que je sais avant de monter en avion, je n’aurai pas besoin de l’apprendre sur place, et j’ai l’impression de gagner du temps pour l’essentiel, pour la vraie vie, pour l’authentique. Ma curiosité est aiguisée, je cherche ce que le touriste de base ne verra pas, puisqu’il apprend… la base. Une autre façon d’appréhender le voyage ; ce n’est peut-être pas la meilleure, mais c’est la mienne.
Avant de partir en Guyane en décembre dernier, j’ai plongé dans Le Mendiant de l’Eldorado, un journal de voyage rédigé de façon presque clinique par Jules Crevaux, médecin de l’armée pour la profession, explorateur pour le destin. En 1876 l’Amazonie reste encore à découvrir et Crevaux fait partie des premiers Français à ratisser le grand bassin, dont la Guyane, pour en dresser la cartographie, relever les espèces de faune et de flore, étudier les tribus et rapporter aux musées européens des tonnes de relevés topographiques, de descriptions, d’échantillons, de plantes, de graines, d’objets artisanaux.
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A l’Est d’Eden… façon Maurice !
juillet 28, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Plongée sous-marine
Après un arrêt en plein village chez un réparateur de pneus, nous sommes arrivés sous la pluie à l’hôtel Belle Mare Plage, luxueux établissement de la côte Est de l’île Maurice. Le centre de plongée dirigé par Jean-Michel Langlois, l’un de mes meilleurs amis mauriciens, est petit mais bien agencé, sur la plage, face au lagon et au-delà face à l’océan qui n’est guère calme ce matin ! Pourtant en moins d’une heure, nos bouteilles sont équipées, le seul client volontaire a été récupéré en semi-rigide à l’hôtel Prince Maurice juste à côté, et nous prenons la mer…

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Le cyclone Gerry, île Maurice
juillet 27, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Océan indien
Jeudi 13 février 2003, Trou aux Biches, île Maurice. 06:14 du matin… Il pleut, il vente, il cyclone ! Il est là, le voilà qui s’annonce ! Mon troisième cyclone en un an, c’est peu fréquent. Gerry de son p’tit nom !

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Saveurs du Brésil
juillet 26, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Saveurs d'ailleurs
5 mars 2005… Un hôtel confortable accueille nos corps fatigués de voyageurs retardés par une neige intempestive et une grève à la française au départ d’Orly. En arrivant tard à Salvador, nous avons pourtant retrouvé un peu d’enthousiasme dans le bus privé qui nous faisait traverser la ville depuis l’aéroport : la nuit ne nous laissait apercevoir que des ombres d’architecture et la vie grouillante d’une mégapole vibrante mais le chauffeur avait laissé le canal de télévision branché et nous écoutions presque religieusement les premières notes de musique brésilienne à travers celle qu’il nous a présentée comme étant “la Madonna du Brésil”, la célèbre Iveta. Un rythme endiablé, une robe blanche virevoltante sur un corps travaillé, des refrains scandés par une foule en délire : elle se produisait sur une scène de Salvador, en direct live.
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Sao Paulo, hérissée de buildings
juillet 24, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Amérique
Sans doute faites-vous comme moi lorsque vous arrivez sur une destination pour la première fois : le nez collé au hublot vous aspirez littéralement le paysage qui s’étire sous le ventre de l’avion pour en voir le plus possible. C’est ce que j’ai fait bien sûr en arrivant au-dessus de Sao Paulo, au Brésil. En fin d’après-midi les rayons du soleil étaient rasants et j’ai d’abord pensé à l’approche sur Los Angeles : des kilomètres de maisons survolées, à l’infini, vers le Pacifique, ponctués par les taches bleues des piscines californiennes.
Sao Paulo, c’est différent. Ici je n’ai pas survolé de piscines mais des forêts d’immeubles serrés les uns contre les autres, comme autant de clous sur un matelas de fakir !… Pendant près de dix à douze minutes, alors que l’hôtesse énonce les règles de sécurité d’avant atterrissage, on ne voit que des buildings à perte de vue.
On parle de mégapole, je veux bien le croire…
On pense à un accident d’avion, fréquents à l’atterrissage, qui serait sans nul doute terriblement meurtrier au-dessus de ces boîtes de béton dans lesquelles s’entassent des familles nombreuses.
On pense à toutes ces vies qui, chaque jour, et plusieurs fois par heure, subissent le vrombissement assourdissant de ces oiseaux de métal éparpillant leurs passagers aux quatre coins du Brésil.
On pense à ces millions de personnes qui, jamais, ne monteront dans un seul de ces appareils, parce que c’est trop cher, trop inaccessible.
Et on se surprend à espérer que tous les aéroports du monde soient désormais construits en dehors des grandes villes, à l’écart de ces populations fragiles, et qui n’ont pas le choix.
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Quand les minorités imposent le respect…
juillet 23, 2006 par Un Monde Ailleurs
Catégorie : Voyager
Il m’est arrivé de serrer la main de grands managers de l’industrie internationale, ou de les accueillir dans mon bureau, d’échanger des plaisanteries avec certains et même d’envoyer des fleurs aux épouses d’acteurs (Gene Hackman,…). J’ai croisé de nombreuses “stars” internationales aux studios des Buttes-Chaumont : entendre Ray Charles improviser un duo avec Lisa Minelli à deux mètres de vous, effleurer l’immense silhouette de Johnny Hallyday dans un couloir étroit des coulisses, vivre (bouche bée) le charisme des Bee Gees alors en répétitions, tout cela pourrait vous faire frétiller les hormones. J’ai même croisé deux fois le chemin de Thierry Lhermitte : une fois dans l’avion qui nous ramenait de Miami, une autre fois trois ans plus tard sur la terrasse du Pier de Santa Monica à Los Angeles où nous déjeunions chacun à une table différente bien sûr (j’ignorais à l’époque que…





